Alerte-Guinée : Ce rapport de la Banque mondiale qui interpelle…

Économie
David Malpas, Président du Groupe de la Banque Mondiale
David Malpas, Président du Groupe de la Banque Mondiale

WASHINGTON-Dans un rapport publié mardi 29 novembre 2022, la Banque mondiale a indiqué que la Guinée reste l'un des pays les plus pauvres du monde, malgré un bilan récent de croissance soutenue, d'importantes dotations en ressources naturelles et de stabilité macroéconomique.

Intitulé « Guinée - Revue des Dépenses Publiques : Investir dans le Capital Humain pour Protéger l'Avenir », le document de 156 pages consulté par Africaguinee.com étaie les défis qui attendent le pays les prochaines années.

Cette revue des dépenses publiques (RDP) menée par la Banque Mondiale vise à examiner l'efficience et l'efficacité des dépenses publiques de la Guinée en matière de santé et d'éducation, ainsi que sa mobilisation des recettes intérieures.

« La production minière a explosé ces dernières années, mais l'économie reste peu diversifiée et les investissements visant à combler les lacunes en capital humain du pays seront essentiels pour stimuler la croissance et réduire durablement la pauvreté. Bien que la réponse de la Guinée au coronavirus (COVID-19) ait été forte, sur la base des enseignements tirés de la récente épidémie d'Ebola, la pandémie a révélé l'absence de filet de sécurité sociale et a eu un impact négatif sur la collecte des impôts et les amortisseurs budgétaires », a pointé l’institution de Bretton Wood.

Selon la Banque mondiale, le gouvernement est désormais confronté au défi de répondre au besoin pressant d'investissement dans le capital humain tout en préservant la viabilité des finances publiques et de la dette. « Rendre les dépenses plus efficaces pourrait aider à relever les défis du capital humain en Guinée », préconise l’Institution.

Ce n’est pas tout. La Banque Mondiale relève que l'indice du capital humain (ICH) de la Guinée est inférieur à ce à quoi on pourrait s'attendre pour son niveau de revenu, tandis que la croissance démographique rapide exerce une pression sur la fourniture de services d'éducation et de santé. 

« Le manque d'espace budgétaire a réduit sa portée pour augmenter les dépenses d'éducation et de santé afin d'atteindre les normes régionales et internationales. Sans réformes, il est peu probable que les recettes fiscales augmentent suffisamment pour financer les importants besoins sociaux et d'infrastructure du pays », alerte l’Institution de Bretton Wood.

Dans le contexte actuel de faibles recettes fiscales, l'augmentation de l'efficacité (répartition et technique) des dépenses sera donc essentielle pour améliorer les résultats en matière de santé et d'éducation. Voir rapport intégral en bas de l'article.

A suivre…

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Créé le Mercredi 30 novembre 2022 à 14:47