Des "coins d’état-civil" pour favoriser l'enregistrement des naissances

Publireportage
@UNICEF Guinea/S.Desjardins
@UNICEF Guinea/S.Desjardins

Grâce à l’interopérabilité entre l'hôpital ANAIM et l’état-civil, 60 % des enfants nés dans la commune de Kamsar ont pu avoir leurs actes de naissance pour la période de janvier à juin 2022.

Le droit à une existence légale est le premier droit de tout être humain. Cette existence légale déclenche le droit à la santé, à l'éducation, à la protection contre les abus et l'exploitation. Le droit à une identité légale est concrètement incarné par un document crucial, l'acte de naissance, qui établit le nom et la filiation de l'enfant.

En Guinée, seulement 62 % des enfants sont enregistrés à l’état-civil selon les résultats de l’Enquête Démographique et de Santé de 2018. En 2020, conjointement avec le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et le ministère de la Santé, l'UNICEF a mis en œuvre un système d’interopérabilité entre les centres de santé et les structures administratives pour accroître le taux d'enregistrement des enfants.

Plus d’une quarantaine de formation sanitaires abritent maintenant des "coins d’état-civil" ou poste avancé de l’état-civil dans le pays. A Kamsar, commune de convergence de la région administrative de Boké, les familles peuvent maintenant enregistrer leurs enfants à l’état-civil et obtenir leurs actes de naissance directement dans l'enceinte de l'Hôpital ANAIM.

" En moyenne, dans l’année, nous sommes autour de 3 900 à 4 000 accouchements, c’est un grand service. Quand les femmes viennent en travail, elles sont reçues à l’entrée de la maternité et conduites dans la salle d’accouchement. Après l’accouchement pour les femmes dont les bébés sont nés vivants et en bonne santé, les carnets de suivi de la grossesse sont réunis, déposés chez la sage-femme maîtresse. La sage-femme maîtresse accompagne les parents au niveau du bureau de l’état-civil," explique Dr Camara Abdoulaye Mamadou, Chef Adjoint de la maternité.

La possibilité d'enregistrer les enfants à l'état-civil directement au sein de l'hôpital, simplifie les démarches pour les parents. Nana Bangoura, jeune maman sensibilise ses consœurs : " Je demande aux mamans qu'après l’accouchement elles fassent enregistrer l’enfant avant qu’il ne soit trop tard, cela est très important et c’est le bon moment de le faire lorsque nous sommes à l’hôpital. "

En 2019, seulement 25 % des enfants habitant la commune de Kamsar ont été enregistrés à l’état-civil. Grâce à l’interopérabilité entre l'hôpital et l’état-civil, 60 % des enfants nés dans la commune ont pu avoir leurs actes de naissance pour la période de janvier à juin 2022. L’hôpital ANAIM de Kamsar a réalisé un taux d'enregistrement de 70 % à lui seul pour la même période. Aissatou Diouldé Diallo, Agente de l'état-civil explique que son service a enregistré 1 270 enfants pendant la période de janvier à août 2022 : 

" Chaque matin, avant que les sage-femmes de la maternité ne libèrent les femmes, elles les dirigent vers notre service, nous les accueillons, et nous procédons à l’enregistrement de leur enfant à travers la déclaration qu’elles délivrent ".

L’UNICEF appuie le Gouvernement guinéen grâce au soutien de l'Union européenne pour la modernisation des procédures en conformité avec les normes internationales liée à l'enregistrement des naissances, et grâce au soutien de la Coopération Italienne pour la mise en œuvre du système d’interopérabilité entre les centres de santé et les structures administratives du pays. 

Sibylle Catherine Desjardins, UNICEF Guinée

Créé le Mardi 22 novembre 2022 à 13:52

TAGS