Le père de Blandine Guilavogui parle: " Comment ma fille a été assassinée..."

Macenta
Un médecin examinant le corps de Bladine Guilavogui
Un médecin examinant le corps de Bladine Guilavogui

MACENTA-Blandine Komassa Guilavogui, âgée seulement de 8 ans et élève en 2ème année a été froidement assassinée alors qu'elle se rendait à l'école, le mercredi 16 Novembre  2022. Jusque là, ses parents biologiques ont du mal à se remettre de ce crime odieux dont l'auteur est encore introuvable. Le corps de la fillette a été retrouvé dans un puits au quartier Hermakono le 17 Novembre 2022, après une nuit de recherche. 

Interrogé, Nestor Gbago Guilavogui, chef de station par intérim de la radio rurale de Macenta, père de la victime, est revenu sur les circonstances du drame. Selon lui, son enfant a quitté tôt la maison pour se rendre dans la précipitation à l'école, sans même prendre son déjeuner. 

"C'était le mercredi, l'enfant a quitté à la maison, à 7h 30mn. Le matin, sa maman lui a dit de déjeuner, mais il n'a pas accepté. Il répondu : Non maman, je ne mange pas, j'ai cinq cents francs en poche donc je me précipite vers l'école parce que notre maîtresse n'accepte pas les retards. Nous l'avons compris. C'est ainsi que la petite est partie à l'école. Vers 15h, ma femme m'appelle me disant qu'elle est revenue du marché, mais on lui a dit que la petite n'était pas venue.

J'ai dit à ma femme que ce n'est pas grave, quand elle viendra le soir j'allais la corriger. Je lui ai dit de la laisser passer les cours du soir. Le soir arrive de 17h à 18h, je ne vois pas ma fille. Je suis resté à la radio ma femme m'a appelé pour me le dire. J'ai directement abandonné le boulot je suis rentré à la maison.

L'école n'est pas loin de chez nous. Nous nous sommes mis à la recherche de la fille. La nuit là nous sommes allés chez l'enseignante. Elle nous a dit dans un premier temps que la petite est venue le matin mais pas le soir. Durant toute la nuit, nous n'avons pas vu la petite", relate M. Guilavogui encore sous le choc.

La victime a été retrouvée dans un état piteux après son assassinat alors qu'elle portait sa tenue scolaire. Pieds et mains attachés, la bouche bandée, ligotée et jetée dans un puits. Un crime qui suscite l'indignation chez plusieurs citoyens de Macenta.

« C'est vers 16h, hier qu'ils ont retrouvé la fille dans les faubourgs du quartier Hermakono dans un puits. De surcroît la petite a été retrouvée dans un puits au domicile de l'enseignante. C'est maintenant que l'enseignante dit que le PV (procès-verbal) a mentionné que la petite n'était pas venue même le matin.

Ma fille a été ligotée, attachée par derrière malgré son jeune âge. Elle a été étranglée vers le cou par une ficelle, la bouche bandée. C'est comme ça que ma fille a perdu l'âme. Maintenant il y a cacophonie entre les gens qui sont domiciliés où le corps a été retrouvé. La dame a dit qu'il y a un monsieur qui est venu puiser de l'eau, c'est ce dernier qui a vu le corps.

Dès que la dame a dit que c'est lui, le monsieur a riposté en disant que ce n'est pas lui. C'est comme ça que les deux ont été interpellés pour des fins d'enquêtes. L'enseignante n'est pas encore concernée », ajoute le journaliste.

Ce crime a failli créer des tensions dans cette ville située au sud du pays. Il a fallu que l'autorité locale prenne des dispositions à l'immédiat pour éviter que les choses ne dégénèrent apprend-on.

"Hier il y'avait la panique mais nous les autorités, on était obligé d'être à pied d'œuvre pour sensibiliser la famille. Le soir jusque la nuit, le préfet a mis en alerte les forces de l'ordre ", nous a confié Enego Guilavogui, maire de la commune urbaine de Macenta.

A suivre...

SAKOUVOGUI Paul Foromo

Correspondant régional d'Africaguinee.com

A Nzérékoré.

Tél. (00224) 628 80 17 43

 

   

 

Créé le Samedi 19 novembre 2022 à 14:21