Francophonie : La Guinée, le Mali, le Burkina…grands absents du Sommet en raison des sanctions

Djerba
Mamadi Doumbouya, Ibrahim Traoré, Assimi Goita, photomontage Africaguinee.com
Mamadi Doumbouya, Ibrahim Traoré, Assimi Goita, photomontage Africaguinee.com

CONAKRY-Le 18ème sommet de la francophonie s’est ouvert ce samedi 19 novembre 2022 dans l’île de Djerba en Tunisie en présence des délégations de 89 pays.

La Guinée, suspendue de l’Organisation des pays partageant le Français comme langue était absente. Conséquence du coup d’Etat du 05 septembre 2021, la Guinée n’a pas été invitée en raison des sanctions, tout comme le Mali, le Tchad ou encore le Burkina Faso, tous dirigés par des militaires. Ces pays francophones, dont trois groggy par une insécurité chronique, ont été le théâtre de putschs pour des raisons diverses.

Sur la table des dirigeants de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) de nombreux sujets liés notamment à des défis politiques et sécuritaires. Au sein de l’organisation, certains États, tels que le Rwanda et la RDC se regardent encore en chien de faïence. Sur la photo de famille, ce matin, le Premier ministre Congolais n’était pas présent.

Un couac que la Directrice de la Communication et porte-parole de la Secrétaire Générale de l'OIF a minimisé déclarant que l’envoyé spécial de Félix Tsishekedi a pris part aux travaux du huis clos.

Alassane Ouattara, Emmanuel Macron, Justin Trudeau, Macky Sall, Mohamed Bazoum adopteront demain dimanche 20 novembre plusieurs résolutions et désigneront le pays hôte du prochain sommet. Les travaux de cette journée d’ouverture ont été consacrés à des huit clos.

Le premier était consacré à la francophonie de l’avenir « C’est un thème important qui permettra aux chefs d’Etat et de Gouvernement de réfléchir à l’avenir de l’organisation. C’est le moment où ils vont pouvoir discuter en format restreint », a expliqué Oria Vande Weghe, Directrice de la Communication et porte-parole de la Secrétaire Générale de l'OIF.

Le second huis-clos sera dédié à l’élection de la Secrétaire Générale. Une élection qui a l’air d’une simple formalité. Puisqu’en face de madame Mushikiwabo qui brigue un second mandat, il n’y a pas de concurrent.

Nous y reviendrons !

Diallo Boubacar 1

Envoyé Spécial d’Africaguinee.com à Djerba

Créé le Samedi 19 novembre 2022 à 20:17

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