Cas Amara Camara : Des précisions de taille…

Guinée
Colonel Amara Camara, ministre Secrétaire Général à la Présidence de la République
Colonel Amara Camara, ministre Secrétaire Général à la Présidence de la République

CONAKRY-Le colonel Amara Camara, 38 ans, ministre porte-parole de la Présidence et Secrétaire Général de la même institution est sous le feu des projecteurs. Non pas à cause du job qu’il abat au quotidien aux côtés du Président de la transition, mais dans une autre affaire qui a l’air d’être une cabale montée de toutes pièces contre l’officier qui (on le sait bien) a souffert le martyr, à la mort de Lansana Conté en décembre 2008.

Une sale histoire de drogue datant de mathusalem est exhumée à dessein, visiblement, pour chercher à trouver des poux sur un crane rasé. Pourtant dans cette affaire, le ministre Secrétaire Général de la présidence est plutôt victime que coupable. Explications.

En Guinée, la parade est bien connue. A chaque fois qu’il y a eu changement de régime, les nouveaux dirigeants, pour assoir leur pouvoir, essaient de s’attaquer aux responsables déchus. C’est classique. A l’époque, la junte qui avait pris le pouvoir en 2008 n’avait pas dérogé à cette règle.

Au décès de Conté, Amara Camara, à l’époque jeune lieutenant, était étudiant au Maroc. Il était venu en congé quand Lansana a tiré sa révérence. Son père, le Général Diarra Camara était le chef d’état-major général des armés. Lequel fut arrêté par les nouvelles autorités et l’ont écroué. Amara Camara, n’y échappera pas. Il sera même privé de retour au Maroc pour poursuivre sa formation. Pire, comme son père, il avait été arrêté et conduit en prison manu-militari, de manière très cavalière. L’histoire est connue.

Pour justifier sa détention à l’époque, la junte avait trouvé en lui une aubaine. Lui coller à la peau une implication présumée au trafic international de drogue. Le procès ouvert dans cette affaire avait presque viré au fiasco. Mais ceci est une autre histoire.

Le colonel Amara avait connu une longue période de traversée de désert. Il ne verra le bout du tunnel qu’à l’arrivée du Général Sekouba Konaté à la tête du pays pour conduire la transition de 2010. Après sa libération, il a pu rejoindre son université pour poursuivre ses études. Voilà toute l’histoire.

A suivre...

Kourouma Ismaël

Créé le Vendredi 18 novembre 2022 à 13:32