Dialogue : Le fossé se creuse entre la junte et certains acteurs politiques…Bernard Goumou "récusé"

Dialogue politique
Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition guinéenne et son Premier ministre, Dr Bernard Goumou
Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition guinéenne et son Premier ministre, Dr Bernard Goumou

CONAKRY-Le fossé se creuse davantage entre la junte au pouvoir en Guinée et une frange importante de la classe politique qui « récuse » le chef du Gouvernement pour conduire le dialogue inclusif, un cadre créé il y a une semaine par le colonel Mamadi Doumbouya.

Au lieu du dialogue inclusif, c’est plutôt un dialogue de sourds s’est instauré entre les autorités de la transition et le quatuor RPG-FNDC politique-ANAD-Cored. Une nouvelle pomme de discorde vient davantage crisper la situation.

Il s’agit de la récente décision du colonel Mamadi Doumbouya de placer le cadre du « dialogue inclusif » sous la tutelle du Premier ministre qui aura la charge de nommer des facilitateurs nationaux pour conduire les futures discussions.

Cette approche ne convient pas du tout aux quatre coalitions, considérées comme l’aile dure des contestataires. En lieu et place de Dr Bernard Goumou, ces blocs politiques exigent que ce soit un médiateur désigné par la Cedeao qui conduise le dialogue.

« Nous avons été très clairs en disant que nous sommes demandeurs de dialogue, le premier ministre n’a pas besoin de nous prier pour ça. Mais le dialogue que nous voulons doit être structuré avec un ordre du jour bien défini et qui doit être axé sur les points essentiels devant nous amener à un retour à l’ordre constitutionnel », confie un responsable politique du quatuor.

Samedi dernier, s’exprimant à la tribune de l’ONU, le Premier ministre appelé à un sursaut pour rejoindre le nouveau cadre mis en place. Dr Bernard Goumou a affirmé qu’il n’y a plus d’obstacle au dialogue. Cet appel sera-t-il entendu ? Pas sûr !

« Nous restons sur notre position. Le cadre que nous voulons doit être présidé par le médiateur de la Cedeao et non le Premier ministre avec des facilitateurs nationaux nommés. Nous ne sommes contre personne. Nous voulons simplement qu’on aille sur des bases solides pour mettre le dialogue en œuvre afin de sortir de cette transition avec des élections crédibles et transparente », confie une source proche des quatre coalitions.

A suivre…

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

 

Créé le Lundi 26 septembre 2022 à 16:19