Guinée : La pression internationale s’accentue sur le CNRD…

Guinée
Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition guinéenne
Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition guinéenne

CONAKRY-La pression internationale ne faiblit pas sur les autorités de la transition en Guinée. Fin juillet (28 et 29), une manifestation non autorisée, -la première sous l’ère CNRD- a été réprimée dans le sang. Cinq personnes ont été tuées, dans des circonstances, que la Justice appuyée par le Gouvernement promet d’éclaircir à travers des enquêtes.

Suite à ces manifestations qui ont paralysé Conakry la semaine dernière, deux hauts dirigeants du FNDC (Oumar Sylla, Ibrahima Diallo) ont été arrêtés, inculpés puis écroués. La date de l’ouverture de leur procès n’est pas encore fixée. Ces détentions qualifiées d’arbitraires, suscitent une avalanche de condamnations au Plan international.

La CEDEAO demande la « libération des détenus » et « l'ouverture rapide d'une enquête » sur les abus. Dans le même sillage, le G5 a déploré le recours excessif à la force et l'utilisation alléguée d'armes létales pour le maintien de l’ordre.

Ce mercredi 3 août 2022, c’est un haut diplomate de l’ONU qui s’est invité dans la danse, se disant consterné par la détention arbitraire de deux activistes des droits humains et les restrictions de liberté en Guinée.  

« Je suis consterné par la détention arbitraire de 2 défenseurs des droits Humains (Foniké Méngue, Ibrahima Diallo) et par les restrictions continues à la liberté de réunion. Je fais appel aux autorités à lever toute interdiction de manifester et à protéger la liberté de réunion », a appelé Clément Voule, Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit de manifestation.

Des élus occidentaux, des activistes panafricains ont lancé ces derniers jours des messages allant dans le même sens.

A suivre…

Africaguinee.com

Créé le Mercredi 03 août 2022 à 21:07