Guinée : La junte appelée à "mettre fin au recours excessif à la force"…

Guinée
Un policer guinéen sur le front du maintien d'ordre à Conakry, Amnesty International
Un policer guinéen sur le front du maintien d'ordre à Conakry, Amnesty International

CONAKRY-La répression sanglante de la première manifestation organisée sous l’ère CNRD continue de susciter des réactions d’indignation au niveau international. Ce mardi 2 août 2022, l’Ong internationale de défense des droits humains, Amnesty International a appelé les autorités guinéennes à mettre un terme au recours excessif à la forme en réponse aux manifestations.

« Les autorités guinéennes doivent mettre fin au recours excessif à la force en réponse aux manifestations de grande ampleur dont celle qui a eu lieu le jeudi 28 et vendredi 29 juillet débouchant sur la mort de cinq personnes », a déclaré Fabien Offner, chercheur au bureau d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre International.

Dans le sillage des manifestations de la semaine dernière, deux hauts dirigeants du FNDC-Oumar Sylla, Ibrahima Diallo- et un responsable du parti UFR, ont été arrêtés puis inculpés ensuite écroués. Amnesty International demande leur libération immédiate et inconditionnelle ainsi que l’abandon des poursuites lancées à leur encontre.

« Selon des témoignages recueillis et documentés par l’organisation, les forces de l’ordre ont tiré à balles réelles sur les manifestants alors qu’ils protestaient dans les rues de Conakry », indique Amnesty International qui rappelle que sous le droit international l’usage de la force lors du maintien de l’ordre doit être strictement nécessaire et proportionnel.

« L’utilisation des armes à feu est interdite sauf en cas de danger imminent de mort ou blessure grave (…). Les autorités doivent également conduire des enquêtes efficaces, indépendantes et impartiales concernant les cas présumés de personnes tuées ou blessées par balle, et au terme de ces enquêtes poursuivre et juger les personnes suspectées à travers des procès équitables devant des tribunaux compétents, indépendants et impartiaux », appelle le chercheur au bureau d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

A suivre…

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le Mardi 02 août 2022 à 20:36