Conakry : Dr Faya condamne les violences et appelle au dialogue…

Guinée
Dr Faya Milimono, président du Bloc Libéral
Dr Faya Milimono, président du Bloc Libéral

CONAKRY-Dans un entretien accordé à Africaguinee.com, le leader du parti Bloc Libéral a condamné les violences qui ont secoué, les 28 et 29 juillet dernier, une partie de la capitale Conakry, en marge de la manifestation appelée par le FNDC. Dr Faya Milimouno appelle les différents acteurs à s’engager dans une dynamique de dialogue dans l’intérêt de la République.

« Nous avons fait un communiqué constatant les violences qu’on a vécues ici le 28 juillet. Nous les (violences, ndlr) avons condamnés et exigés que la justice essaie de se faire entendre pour éviter que ce genre de violence continue à nous hanter. Nous appelons les différents acteurs à travailler à la mise en place effective du cadre du dialogue. Nous demandons que le secrétariat permanent soit installé et que chaque coalition désigne son représentant pour qu’on se retrouve enfin autour de la table », a appelé cet acteur politique.

Les manifestations ayant secoué la route le Prince les 28 et 29 juillet se sont soldées par des violences ayant entraîné des cas de morts, des blessés et des dégâts matériels importants. Pour Dr Faya Milimouno, ces violences sont dommageables pour la construction de la démocratie en Guinée.

« J’ai vu certaines images. C’est déplorable de voir des scènes comme celles que nous avons vécu ces derniers jours. Aujourd’hui, nous sommes dans la dynamique de privilégier le dialogue parce que ce genre de scènes peut dégénérer. Voir des citoyens s’acharner sur des véhicules des forces de l’ordre, en prendre même possession, ce sont des scènes qui ne peuvent encourager personne de venir en Guinée. Nous devons tous en être conscients.

C’est vrai que nous sommes dans une lutte politique, des intérêts sont en jeu, mais l’intérêt le plus important, c’est celui qui nous concerne tous. Celui du peuple de Guinée.

Parce qu’encore une fois, pendant ces manifestations, il y a beaucoup qui n’ont pas pu se rendre au travail. Il y a des gens dont les biens ont été caillassés. L’exercice de nos droits et libertés doit avoir être accompagné par l’esprit de notre devoir vis-à-vis de la République. Je déplore et condamne ce genre de scènes que nous avons vu hier. Que ça ne se reproduise plus », a-t-il condamné.

A suivre…

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le Lundi 01 août 2022 à 13:30