Le siège de l’UFR bouclé : Des responsables du parti "arrêtés", d’autres "activement recherchés"

Conakry
Siège du parti UFR, image d'archive
Siège du parti UFR, image d'archive

CONAKRY-Le Siège du parti Union des Forces Républicaines (UFR) de l’ancien Premier ministre Sidya Touré est quadrillé par des pickups de la police et de la gendarmerie, a appris Africaguinee.com, auprès de certains responsables du parti.

« Depuis 07h, le siège est quadrillé par des pickups de la CMIS (compagnie mobile d’intervention et de sécurité) et de la gendarmerie. Toutes les issues sont verrouillées par des gendarmes et des policiers. Les citoyens qui y passent sont souvent interrogés par les agents alors que depuis hier, nous avions décidé de reporter notre assemblée générale », explique à Africaguinee.com, Fodé Baldé.

Provocation de trop

Cet acte révèle le vrai visage du CNRD, dénonce ce proche de Sidya Touré. « Au-delà de l’intimidation, c’est une provocation de trop. C’est une violation de nos locaux alors qu’on n’est visé par aucune plainte. Tout ça est fait après l’arrestation du coordinateur national du FNDC…Ça prouve qu’il y a une volonté réelle d’empêcher les guinéens de s’exprimer. Mais le colonel Mamadi Doumbouya doit savoir qu’on peut prendre le Pouvoir par les armes, mais on ne peut pas gouverner par la billonnette (…). Le peuple de Guinée a trop souffert pour cette démocratie. Les guinéens sont trop jaloux de leur liberté, on ne peut pas les prendre en otage de cette façon », prévient M. Baldé.

Il confie que certains responsables locaux du parti ont déjà été arrêtés en marche de la manifestation du 28 juillet et déférés. « Certains de nos responsables ont été arrêtés le jeudi (28 juillet), d’autres ont été déférés déjà à la maison centrale. On continue de répertorier ceux qui ont été arrêtés », a-t-il dit.

D’après d’autres sources dignes de foi, de hauts responsables du parti sont déjà dans le collimateur de la Junte. En ce moment même, ils seraient activement recherchés.

A suivre…

Africaguinee.com

Créé le Samedi 30 juillet 2022 à 13:33