Conakry : Clôture du projet d'appui à la gestion des risques liés à la dégradation environnementale dans les zones à risque de radicalisation et de conflits potentiels

Guinée

CONAKRY-Le Projet d'appui à la gestion des risques liés à la dégradation environnementale dans les zones à risque de radicalisation et de conflits potentiels, a pris fin ce vendredi, 17 juin 2022.

A la faveur de la cérémonie de clôture présidée par le représentant de la ministre de l'Environnement et du Développement Durable, les différents acteurs impliqués dans l'exécution de ce projet ont fait le point des activités réalisées dans les quatre préfectures concernées (Boké, Kindia, Siguiri et Beyla).

Financé par le Fonds de consolidation de la paix des Nations Unies à hauteur de 1,5 millions de dollars, le projet d'appui à la gestion des risques liés à la dégradation environnementale dans les zones à risque de radicalisation et de conflits potentiels, a été mis en œuvre par l'ONUDI (organisation des nations unies pour le développement industriel), le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) et la FAO (Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture).

Ce projet du Système des Nations-unies qui vient en appui aux efforts du gouvernement guinéen, a démarré en 2019. L'objectif principal consistait à sensibiliser les jeunes et femmes des zones couvertes afin de prévenir les risques de conflits liés à la dégradation de leur environnement par des entreprises qui évoluent dans l'exploitation minière. 

Selon Ansoumane Bérété, directeur pays de l'ONUDI, ce projet qui s'est appuyé sur une analyse de conflit, a permis d'identifier à travers toute la Guinée, les préfectures victimes des cas de recrudescence de conflits liés à la dégradation environnementale entre les éleveurs et les agriculteurs, entre miniers et agriculteurs etc. C'est dans ce cadre que des emplois ont été créés pour des jeunes exposés à des risques de conflits et de violences.

« A la suite de cette évaluation, il s'est agi d'apporter une réponse intégrée dans laquelle on prévient à la fois la dégradation environnementale tout en créant des opportunités économiques pour des jeunes qui étaient exposés à certains risques de participation à des conflits ou à certaines actions de radicalisation et de violence. Ce projet a porté essentiellement sur la promotion d'emplois verts pour les jeunes dans les localités où les alternatives économiques aux mines ou à certaines activités à forte empreinte sur l'environnement étaient difficiles à faire avancer.

Il s'agissait de promouvoir des activités génératrices de revenus et des activités à intérêt communautaire à haute intensité de mains d'œuvre qui permettaient d'offrir des emplois pour des jeunes. Nous en avons créé pour 650 jeunes dans les préfectures de Siguiri, Boké, Kindia et Beyla. Et en même temps, quelques infrastructures communautaires ont été construites dans une soixantaine de districts relevant de ces quatre préfectures », a fait savoir le représentant pays de l'ONUDI, une des institutions ayant mis en œuvre le projet. 

Pour sa part, Ibrahima Barry coordonnateur du secrétariat du fonds de consolidation de la paix s'est réjoui de l'achèvement de ce projet qui portait sur des thèmes d'une grande importance.  A l'en croire, c'est ce qui a prévalu au financement accordé par son institution.

« Dans ce projet si un élément fondamental apparaissait, c'est comment la dégradation de l'environnement contribuait à la radicalisation des jeunes dans ces localités. Pour nous, la trajectoire était bonne. La suite de ce projet devrait donc aider les communautés en particulier les jeunes et les femmes à mieux les protéger contre les phénomènes de radicalisation et d'extrémisme. C'est dans ce sens qu'en combinant prévention de l'extrémisme violent et accompagnement pour la protection de l'environnement, nous avions estimé que c'était une très belle initiative qu'il faut accompagner. Le fonds de consolidation de la paix a pris la décision de soutenir cette initiative avec un financement qui s'élève à 1,5 millions USG», a-t-il justifié. 

Au nom de la ministre de l'environnement et du développement durable, présidente du comité de pilotage du projet, M. Cyril Aboly conseiller juridique, a remercié les trois agences des Nations Unies pour la mise en œuvre effective du projet d'appui à la gestion des risques liés à la dégradation environnementale dans les zones à risque de radicalisation et de confits potentiels.

Selon lui, « ce projet a permis de réduire la vulnérabilité des jeunes à risque de radicalisation en leur offrant des opportunités socio-économiques vertes qui contribueront sans doute à réduire les causes des conflits induis ou accélérés par la dégradation de l'environnement ».

 

Siba Engagé

Pour Africaguinee.com

Tel: (00224) 623 06 56 23

Créé le Vendredi 17 juin 2022 à 19:34

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