Guinée : Macky Sall envoie un nouveau message d'avertissement au CNRD…

Guinée
Macky Sall, président en exercice de l'Union Africaine
Macky Sall, président en exercice de l'Union Africaine

CONAKRY-La fermeté du CNRD (comité national du rassemblement pour le développement) sur les 36 mois (3 ans) fixés comme délai de la transition expose la Guinée à des sanctions de la Cedeao.

L’organisation sous-régionale lors de son récent sommet (04 juin) d’Accra a décidé de reporter ses décisions sur les sanctions à prendre contre Conakry. Un report qui sonne un « sursis » accordé aux autorités de la transition guinéennes, mais qui, jusqu’à présent, restent inflexibles face aux exigences de la Cedeao qui demande un calendrier « acceptable ».

Macky Sall, le président sénégalais qui avait appelé à la veille du sommet d’Accra, à ce que de nouvelles mesures soient prises contre les militaires en Guinée, est revenu à la charge. Le dirigeant sénégalais, lors d’un entretien avec Rfi-France24 a prévenu les maîtres de Conakry, déclarant qu’il n’est pas prudent de s’éloigner de son voisinage immédiat.

« Je crois qu’on le voit bien pour Conakry, la transition considère que Conakry, ayant un accès maritime et ayant sa propre monnaie, peut-être serait plus résiliente face aux sanctions de la Cédéao. Aucun de nos pays n’a intérêt à s’éloigner de son voisinage immédiat et de sa communauté », a martelé Macky Sall.

Le président en exercice de l’Union Africaine pense qu’il faut revoir le fonctionnement du système, qui a montré ses limites dans la mise en œuvre des saction. Pour lui, si la Cedeao continue à être impuissante devant des pays qui foulent au pied des règles communes, il y a problème.

« La difficulté de la Cédéao, la difficulté de l’Union africaine, c’est que l’entrée en force de pays qui disposent de capacités de neutralisation du travail du conseil de sécurité de l’ONU, à travers le veto, fait que ces pays, considérant qu’ils ont le soutien de ces puissances, refusent de suivre ce que la Cédéao leur dicte. Par le passé, on intervenait militairement. Si la Cédéao avait continué à le faire, peut-être qu’on n’en serait pas là, c’est une décision extrême, elle n’est pas souhaitable », nuance-t-il.

A suivre…

Africaguinee.com

Créé le Vendredi 10 juin 2022 à 18:56

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