Kouyaté titille ses détracteurs : "Quand j’ai formé le Gouvernement en 2007…"

Guinée
Lansana Kouyaté, leader du PEDN
Lansana Kouyaté, leader du PEDN

CONAKRY-De retour au pays ce mardi 11 janvier 2022, après des années passées à l’extérieur, l’ancien premier ministre guinéen, n’a pas tardé à titiller ses détracteurs. Malgré son séjour prolongé en dehors de la Guinée, Lansana Kouyaté a fait comprendre à ses détracteurs qu’il suivait tout ce qui se disait notamment sur lui. A peine rentré au bercail, il a tenu à faire une « mise au point » sur certains aspects liés notamment à sa nomination en 2007 au poste de premier ministre.  

« Il y a beaucoup qui parlent aujourd’hui, mais comme disait l’autre, la chose la plus agréable, c’est de laisser parler quelqu’un qui ne sait pas alors vous vous savez. Premier ministre, quand j’ai formé le Gouvernement, au moment où je fouinais, j’enquêtais pour prendre les meilleurs, on disait ah le président (Conté) a déchiré le papier.

Il n’y a pas ce qu’on ne disait pas. J’ai fermé les oreilles, mais ouvert les yeux. C’était le Gouvernement appelé de consensus de 19 ministres et deux secrétaires généraux. Ce gouvernement a travaillé », vante le leader du PEDN, expliquant que la retraite de Bel Air a été le lancement des actions de son équipe.

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« En tant que Premier ministre, j’ai demandé qu’on s’y retrouve parce qu’il ne faut jamais rentrer dans une fonction sans que vous ne sachiez ce que vous devez faire. Le premier objectif de mon Gouvernement était que les guinéens abordent le marché avec facilité, les prix ont baissé, rien n’a été dicté aux commerçants.

On n’a jamais demandé aux commerçants de baisser les prix. Parce qu’il y a des mécanismes pour faire baisser les prix », a-t-il rappelé.

Pour Lansana Kouyaté, tout ce qui a été fait ailleurs et qui a conduit au bonheur peut être fait en Guinée pour conduire au bonheur. « Si nous voulons, nous pouvons, c’est pourquoi, il faut oser vouloir. L’impossible n’existe pas », martèle l’ex Premier ministre.

« Quiconque est chef et qu’il se plaît à être chef parce qu’il en jouit n’est pas un bon chef. Le chef doit souffrir pour que son peuple en bénéficie », enseigne l’ancien diplomate.

A suivre…

 

Abdoul Malick Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le Mardi 11 janvier 2022 à 23:04