Makissa condamné par le tribunal populaire de la haine et de la délation

Libre opinion
Aboubacar Makhissa Camara, Directeur Général des Impôts
Aboubacar Makhissa Camara, Directeur Général des Impôts

La Guinée ne finira jamais d’étonner et de surprendre. Depuis l’avènement au pouvoir des militaires, il y a un peu plus d’un mois, à l’issue d’un coup de force qui a mis un terme au régime d’Alpha Condé, des Guinéens, étonnamment, se donnent à cœur joie à la délation et à la diffamation. L’envie de nuire est devenue la plus grande passion de ces forcenés.

Ces comportements qui passent désormais pour la chose la mieux partagée, sont sans doute à l’antipode de la culture d’une société dont les valeurs humaines et sociales sont ancrées.

Pour parvenir à leur fin sordide, ils utilisent en effet les réseaux sociaux. Ce tribunal populaire de la haine et de la délation a fini par condamner toutes leurs cibles.

Le DG des impôts en fait particulièrement les frais. Il est caricaturé sur la toile dans le but d’amener l’opinion à le condamner.

Les envieux et haineux, au lieu d’opposer à la révolution fiscale réussie par leur victime, des propositions de consolidation des reformes irréversibles en marchent, préfèrent passer par des entourloupes et la manipulation de l’opinion.

Il faut rappeler, cela est une réalité tangible, que Makissa a le mérite d’avoir considérablement bonifié et sécurisé les recettes fiscales avec la dématérialisation de toutes les procédures de payements grâce à l’outil E-Tax, à mettre en place un nouveau cadre organique, à transformer la DNI en DGI et offrir à la Guinée un nouveau code des impôts. Cela est un acquis qu’on on ne peut lui dénier.

Heureusement que les hommes sensés et la junte refusent de tomber dans le piège funeste.

Jusqu’à date, la junte refuse d’être détournée de son objectif en ne se laissant pas entrainer par ces coutumiers de la chasse aux sorcières et ces adeptes des règlements de compte.

N’étant pas le seul dignitaire de l’ancien régime à avoir accompagné et soutenu le changement de la constitution, on est bien en droit de se demander pourquoi c’est lui, pourtant socialement irréprochable et dont le travail professionnel est bien apprécié, qui est cependant la seule victime de ce déferlement d’acharnement.

Quand on a tous combattu l’injustice, soutenons et souffrons d’attendre les audits pour livrer à la vindicte populaire les vrais voleurs de la République.

 

Alhassane Sidibé

 

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Créé le Vendredi 08 octobre 2021 à 19:57