Mamou : psychose à la prison civile suite à la mort d’un garde pénitencier…

Mamou
Des agents de forces de l'ordre patrouillant dans la ville de Mamou, image d'archive
Des agents de forces de l'ordre patrouillant dans la ville de Mamou, image d'archive

MAMOU-A la prison civile de Mamou, ce n’est plus sérénité. La mort d’un garde pénitencier sème la psychose à la maison centrale de la ville-carrefour. Et pour cause : la personne décédée a succombé de la covid-19.

Ce samedi 28 août 2021, un garde pénitencier à la maison centrale de Mamou a rendu l'âme des suites du COVID 19. Il était malade depuis quelques semaines et isolé à son domicile. Son corps qui a été déposé à la morgue de l'hôpital régional a été testé positif. Du coup, les autorités sanitaires de la préfecture ont refusé de restituer le corps à la famille pour l'inhumation. Ce sont les services habilités qui ont procédé à son enterrement.

Une nouvelle qui s'est rapidement répandue en ville comme une trainée de poudre et a créé la psychose. Puisqu’étant garde pénitentiaire, beaucoup se posaient la question de savoir qu'en est-il des autres gardes qui le côtoyaient mais aussi des détenus qui forcément devraient être en contact avec lui. Interrogé, le substitut du procureur de la république près le tribunal de première instance de Mamou a apporté des précisions.  

« Oui c’est vrai. Un de nos agents est décédé. On nous a dit que c’est suite à la COVID-19. Quand on nous a informé, on s'est rendu là-bas pour prendre des dispositions. La première mesure qu’on a prise est de diminuer le nombre de détenus dans les cellules. On avait déjà des kits de lavage de main. Les agents de santé procèdent actuellement au test des personnes qui étaient plus proches du défunt. On attend leur rapport pour savoir qui doit suivre des traitements ou pas », a indiqué M. Ibrahima Sow.

 À la maison centrale, le régisseur qui est nouvellement muté à ce poste, a confié que c'est seulement sa hiérarchie qui pourra se prononcer sur ce sujet. Il a tout de même indiqué que le défunt était alité chez lui depuis des mois.

De son côté, la direction préfectorale de la santé a confirmé que plusieurs cas de décès hospitaliers et communautaires ont été enregistrés ces derniers temps, sans pour autant donner plus de détails.

 

Habib Samake

Correspondant régional d’Africaguinee.com

A Mamou

Créé le Lundi 30 août 2021 à 19:14