Damaro parle : "Dire que ma femme ou mon beau-fils a un marché ici..."

Guinée
Amadou Damaro Camara, président de l'Assemblée Nationale
Amadou Damaro Camara, président de l'Assemblée Nationale

CONAKRY-Accusé de népotisme dans l'attribution du marché de rénovation de l'Assemblée Nationale, et même de détournement dans le projet de digitalisation de l'institution qu'il dirige, Amadou Damaro Camara a brisé le silence ce mardi 6 juillet 2021 pour répondre à ses détracteurs.

En conférence de presse, le président du parlement guinéen n'est pas passé par le dos de la cuillère. Extraits.

Cas Lonsény Camara

"Je crois que l'affaire Lounsény a été discuté et évacué au niveau de son groupe. Je n’ai discuté de cela ni avec Lounceny ni avec une quelconque structure. Le problème-là a été discuté au niveau du groupe, si le nom du ministre d’Etat Tibou Camara a été cité, c’est Lounceny lui-même qui aurait dit qu’il est passé par celui-ci pour aller voir le président. Je ne me suis même pas réellement intéressé à ces circonstances. 

Des marchés octroyés à sa femme et à son beau-fils 

Dire aussi que ma femme ou mon beau fils a un marché ici ou que le Directeur des ressources humaines serait mon beau fils ou mon beau-frère, il faut savoir que c’est un ancien qui, après 12 ans passés à Rio Tinto et 4 ans à GAC . Et, à la recherche du personnel qualifié, il m’a été recommandé. Je l’ai interviewé, je l'ai renvoyé chez le secrétaire général et ça a abouti par son engagement, à la signature d’un contrat de 2 ans pour qu’il forme et assainisse le fichier.

En ce qui concerne la passation des marchés, par mon expérience, je ne me suis pas directement mêlé, je ne suis même pas signataire des contrats. C'est la questure qui va vous dire comment ils procèdent. C’est vrai que je suis l’ordonnateur des marchés, mais la procédure ne favorise personne et n’exclut personne. 

A l'assemblée nationale, le député a son rôle politique. La gestion, c'est le président de l'Assemblée qui est le seul ordonnateur et la questure exécute. Le député n'a pas le pouvoir, ni de gestion, ni de contrôle. 

Détournement 

On a parlé du détournement 3 milliards dans le projet de digitalisation alors que tout le budget, c'était 3 milliards 500 millions. Et après, la première phase de digitalisation on a retourné 1 milliards 200 millions. Alors imaginez où on peut détourner 3 milliards". 

Nous y reviendrons !

 

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le Mardi 06 juillet 2021 à 15:53