France/Expulsions d’étrangers en situation irrégulière: les sans-papiers guinéens doivent-ils s'inquiéter ?

France
Emmanuel Macron et son ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin
Emmanuel Macron et son ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin

PARIS-Le président français a demandé une meilleure efficacité des expulsions d'étrangers en situation irrégulière. Pour ce faire, Emmanuel Macron a réuni, le Premier ministre Jean Castex ainsi que les ministres Gérald Darmanin de l'Intérieur, Jean-Yves Le Drian des Affaires étrangères et une représentante du Garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti autour du thème de la migration, a appris Africaguinee.com.

Le dirigeant français a plaidé pour une meilleure efficacité des expulsions d’étrangers en situation irrégulière. Emmanuel Macron, a demandé, à son Gouvernement des mesures opérationnelles et… très rapidement. "Il faut activer de manière volontariste les dispositifs en vigueur afin de renvoyer ces migrants", a martelé M. Macron qui a également réclamé une intensification des négociations avec les pays d’origine pour qu’ils acceptent le retour de leurs ressortissants.

En 2018, la Guinée occupait le deuxième rang des demandeurs d’asile en France, derrière l’Afghanistan, avec 8 433 demandes de protection. A la même année, la Guinée représentait la première nationalité parmi les mineurs non accompagnés en France. Le ministère de l’intérieur français considérait à l'époque qu’il s’agit d’une migration ayant un motif essentiellement économique.

Actuellement, plusieurs jeunes migrants guinéens, déboutés dans leur procédure de régularisation sont sous le coup d'une Obligation de quitter le territoire français (QTF). Certains sont arrivés sur le sol français mineurs, et ont appris des métiers et se sont intégrés. Mais ayant atteint la majorité, leur procédure de régularisation se heurte souvent à des obstacles. Ces derniers mois, votre quotidien en ligne a traité plusieurs cas de jeunes guinéens, menacés d'expulsion, car ayant été déboutés. Le dernier cas concerne Aly Touré, qui a choisi de vivre dans la clandestinité.  Mais avant lui, il y en a eu d'autres.

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Avec cette instruction de Macron, les sans-papiers guinéens doivent-ils pour autant s'inquiéter ? Pour l'heure, il n'y a trop de péril en la demeure. Car, dans sa ligne de mire, le président français vise une toute autre catégorie. Il cible en priorité l'expulsion des étrangers irréguliers auteurs d'actes de terrorisme ou fichés pour radicalisation. L'objectif est de les emmener directement à l'aéroport dès leur sortie de prison, grâce à une coordination des administrations, selon Info migrant.

Sur 1. 115 étrangers en situation irrégulière et fichés pour radicalisation, 514 se trouvent encore sur le territoire - souvent parce qu'ils sont incarcérés - dont 400 sont sous surveillance et 601 ont quitté le territoire, explique la même source. Environ 250 étrangers relevant de cette catégorie pourraient être expulsés dans les semaines qui viennent, selon l'Élysée qui chiffre les expulsions d’étrangers en situation irrégulière à 15,3 % en fin 2020.

Selon un conseiller d’Emmanuel Macron, les demandes d'asile sont de plus en plus détournées. "Les étrangers demandent systématiquement l'asile en sachant que l'examen de leur dossier dure plusieurs mois et qu'ils sont pris en charge de manière très avantageuse. Or, le taux d'acceptabilité de l'immigration dans notre pays est de plus en plus bas. Sur environ 120. 000 demandeurs d'asile par an, 20 000 obtiennent le statut de réfugiés, 20 000 repartent et 80 000 se maintiennent illégalement sur le territoire", indique cette source à l'Elysée. 

A suivre...

Africaguinee.com

 

Créé le Vendredi 18 juin 2021 à 21:08