Exclusif-Didier Six parle : " Je n’ai pas peur de perdre un match amical…"

Football
Didier Six, sélectionneur du Sily National de Guinée
Didier Six, sélectionneur du Sily National de Guinée

ANTALYA- C’est un Didier  Six très direct qui s’est prêté à nos questions après la flopée de critiques qui fuse à son encontre, suite à la déconvenue du Sily face au Togo. En Turquie avec ses poulains pour une série de matchs internationaux, le technicien français, a réussi à l’entame de ce stage à accrocher l’équipe nationale de Turquie (0-0) avant de courber l’échine face au modeste Togo (2-0). Dans cet entretien exclusif qu’il a accordé à Africaguinee.com, Didier Six parle sans détour. De son schéma de jeu  aux questions de primes et de logement, le sélectionneur guinéen ne passe pas le dos de la cuillère.

AFRICAGUINEE.COM : Depuis quelques jours, vous êtes en Turquie avec le Syli National de Guinée. Comment ça se passe ?

DIDIER SIX : Bonjour Africaguinee.com et à vos aimables lecteurs ! C’est une préparation simple, ce sont des matchs amicaux où il faut voir tout le monde et donner la chance à tous les joueurs. C’est aux footballeurs aussi de saisir leur chance quand on leur donne. En plus de la chance, il faut permettre à certains joueurs de connaitre le haut niveau. On ne peut ressortir que du positif sur ça. C’est vrai qu’on va nous dire qu’on a perdu contre le Togo (0-2), nous perdons sur un penalty qu’on aurait pu éviter ; cela fait partie bien entendu du jeu.

Le second but encaissé, c’est parce qu’on a essayé de revenir au score et à 5mn de la fin nous prenons un second but. Ce sont tout de même des matchs amicaux. Nous avons mis plusieurs nouveaux, c’est aussi l’apprentissage qui permet de grandir. Quand tu vois Morlaye Sylla (milieu de terrain, médaille de bronze au CHAN 2020), maintenant il y’a une grande évolution dans son jeu par rapport à l’année dernière. Ce n’est plus le même joueur, il a pris beaucoup de maturité.

Plusieurs observateurs vous accuse de ne pas avoir un onze type, à chaque match vous avez une nouvelle équipe. Que répondez-vous à cela ?

Quand c’est un match de qualification, j’ai un onze de départ par rapport aux joueurs qui ne sont pas blessés. Je mets toujours la force dans une qualification. On en a mis dans le premier match contre la Turquie (0-0). Nous savons très bien qu’il va y avoir des failles (…), je le trouve logique.  C’est vrai que je prends le risque, mais il est quand-même illogique sur quatre matchs de ne pas faire tourner l’équipe et faire jouer tous les joueurs.  Même si les gens sont mécontents et c’est normal, mais  il est de mon rôle d’entraineur de voir tous les joueurs. C’est comme ça.

Il reste encore deux matchs contre le Kosovo et le Niger. Quelle sera alors  la touche particulière de Didier Six ?

C’est vrai qu’on a une équipe du Kosovo qui est une grande équipe européenne. Ils ont de très grands joueurs et donc il nous revient de faire un très bon match surtout après celui perdu contre le Togo.  Mais nous sommes en préparation et dans la préparation, je n’ai pas peur de perdre des matchs. Si je veux que mon effectif soit présent et comme je l’ai dit, il n’est pas normal que des joueurs viennent et sur quatre matchs qu’on ne les utilise pas. Sinon, il ne sert à rien de les convoquer. Je n’ai pas peur de perdre un match amical mais ça me fait peur de perdre un match de qualification.

Au cours de votre séjour en Turquie, l’épineuse question de primes et d’hébergement d’hôtel ont encore refait surface. Qu’en est-il ?

Ecoutez, ceci n’est pas mon problème. Mon problème c’est d’entrainer l’équipe. C’est récurrent, on est d’accord mais ce n’est pas mon problème. Si vous me couper la tête vous les journalistes pour les résultats vers les fans, je dis OK mais pour le reste NON.

Ce qui veut dire que tout est rentré dans l’ordre maintenant ?

Je ne participe pas à ce débat et je ne veux pas me mettre dans ça. C’est tout.

Un message à l’endroit des fans du Syli national ?

S’ils ont suivi ce que je viens de vous dire, ils doivent comprendre que tout à fait, il y a  une projection à faire des jeunes que j’appelle. Ils sont nombreux comme Aguibou Camara, Barry Gnagna et autres, ils sont en train d’apprendre. Il faut savoir que le niveau international est au-dessus des divisions guinéennes (…), ça aussi on l’apprend. Pour que ces jeunes évoluent, il nous faut des matchs amicaux.

Merci coach de répondre à notre appel depuis Antalya !

C’est à moi de vous dire Merci !

Entretien réalisé par BAH Boubacar LOUDAH

Pour Africaguinee.com

Tel : (+224) 655 31 11 13

Créé le Mardi 08 juin 2021 à 3:08