France : le gouvernement Macron interpelé sur le sort de Cherif Bah et cie

Guinée
Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires Etrangères
Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires Etrangères

PARIS- Un député français s'inquiète du sort des responsables de l'opposition guinéenne incarcérés depuis fin novembre à la maison centrale de Conakry.

 

Lors des débats à l'assemblée nationale française ce mardi 26 janvier 2021, le député Thomas Rudigoz a interpellé le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, sur la "situation politique et judiciaire inquiétante en Guinée".

"Les affrontements entre les contestataires du résultat de l’élection présidentielle du 18 octobre dernier et les forces de l’ordre guinéennes ont provoqué la mort d’une cinquantaine de civils. Depuis ces affrontements, de nombreuses personnalités de l’opposition et de la société civile sont détenues arbitrairement.

 

Selon le procureur de la République guinéen, ces personnalités sont accusées d’avoir pris part aux graves violences qui ont eu lieu en marge de l’élection présidentielle. Parmi les faits
reprochés, figurent des menaces, la détention et l’usage d’armes – dont des armes de guerre –, ainsi que la participation à des assassinats.

 

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Les avocats et les familles des opposants dénoncent un musellement des voix dissidentes en Guinée et font valoir leur droit à un procès équitable.

Fin novembre, le Président de la République française a déclaré que la situation en Guinée était grave. Il a regretté tant la révision constitutionnelle de mars 2020, que les irrégularités entourant le scrutin présidentiel. Il a ainsi appelé M. Alpha Condé, réélu dès le premier tour pour un troisième mandat, à l’âge de 82 ans, à œuvrer en faveur de la réconciliation de tous les Guinéens, dans un souci et un esprit de dialogue, de consensus et de respect de l’État de droit.

Compte tenu du déploiement d’un dispositif sécuritaire inédit en Guinée, de l’interdiction des
manifestations, même pacifiques, et des expéditions punitives menées dans certains quartiers de la capitale Conakry, comment la France entend-elle faciliter la libération des opposants politiques et accompagner la Guinée dans un processus d’apaisement démocratique, que le peuple guinéen attend depuis fort longtemps ?", a déclaré l'élu français.

A suivre...
Africaguinee.com

Créé le Mercredi 27 janvier 2021 à 10:09