Urgent: vague de libérations de personnes arrêtées suite aux atrocités à N'Zérékoré…

Violences du 22 mars à N'Zérékoré
Des personnes arrêtées en marge des violences du 22 mars à Nzérékoré
Des personnes arrêtées en marge des violences du 22 mars à Nzérékoré

NZEREKORE- C'est sans doute l'un des dossiers judiciaires le plus sensible du moment et qui embarrassait le pouvoir d'Alpha Condé. Il s'agit du dossier des détenus de Kankan. Après moult tractations et de manifestations, le pouvoir a cédé un peu, en acceptant de libérer l'écrasante majorité des personnes arrêtées, alors que leurs familles ruminaient leur colère. En parlant d'une justice à géométrie variable. 

Plusieurs personnes arrêtées et détenues à Kankan, suite aux violences à caractère communautaire qui ont déchiré la ville de Nzérékoré le 22 mars dernier ont été libérées ce lundi 28 septembre 2020. Parmi les 43 détenus, 35 ont recouvré leur liberté.

C’est une délégation conduite par le doyen Amadou Togba, président des sages de la Guinée forestière et de certains membres du collège des sages de Nzérékoré qui a effectué le déplacement pour cette libération.

Selon nos informations, c’est après la récente visite des patriarches de la forêt à Conakry qu’ils ont eu cette issue en faveur des détenus de Kankan. Parmi les 43 détenus, 35 ont recouvré leur liberté. Parmi eux, figure Cécé Gbocé Loua, coordinateur régional de l’UFR arrêté à Conakry.

Interrogé, le procureur de Kankan, a dit pourquoi certains parmi les détenus n’ont pas recouvré leur liberté.

«Le pool des magistrats instructeurs, a distingué la bonne graine de l'ivraie. Ça veut dire quoi ? C’est possible que certains se soient retrouvés dans cette situation, pour s’être trouvé au mauvais endroit et au mauvais moment. C’est possible que des charges retenues contre certains au cours des enquêtes, ne tiennent pas. Il y a tellement d’éléments qui ont guidé la décision prise par les magistrats instructeurs, qu’ils ont abouti à cette décision. Ceux qui sont restés donc en prison, leur situation sera examinée », a confié Yaya Kayiraba Kaba.

Si les personnes libérées et leurs familles peuvent enfin trier un grand ouf de soulagement, certains voient derrière cet acte du pouvoir un calcul politique. D'autant plus que cette vague de libérations intervient à la veille d'une échéance électorale majeure. L'élection présidentielle du 18 octobre.

Nous y reviendrons…

SAKOUVOGUI Paul Foromo

Pour Africaguinee.com

Tél. 00224 628 80 17 43

Créé le Lundi 28 septembre 2020 à 15:42