Le pire évité de justesse à la maison centrale : Une intrusion d’armes déjouée in extremis…

Prison guinéenne
Un prisonnier interpellé lors d'une tentative d'évasion à la maison centrale
Un prisonnier interpellé lors d'une tentative d'évasion à la maison centrale

CONAKRY-Le pire a été frôlé de justesse à la Maison d’arrêt de Conakry ! Une intrusion d’armes dans le plus grand centre pénitencier du pays vient d’être déjouée par la garde pénitentiaire de cet établissement vieux de plus de cinquante ans.

Selon des témoignages  recueillis à la sûreté, depuis cet incident, les conditions de détention d’un groupe  de militaires au nombre de 25 a été durci. Ce groupe d’hommes en uniforme a été interpellé à la veille du double scrutin du 22 mars 2020 pour tentative de coup d’Etat.

Dans ses confidences, notre interlocuteur qui a requis l’anonymat, nous confie qu’un pistolet automatique destiné à un détenu a été introduit dans les locaux de la maison centrale pour une tentative d’évasion.

‘’ Certains parmi  ce groupe de militaires ont sympathisé avec des gens et donc ils ont planifié une évasion. Parmis ces gens, il y avait un qui a demandé à un de ces petits de lui envoyer un Pistolet Automatique ‘’Colt 45’’. Pour aider à faire rentrer cette arme dans l’enceinte de la prison, ils l’ont dissimulé dans un bol de riz. A la porte, ils ont donné de l’argent à un garde pénitentiaire pour les laisser passer sans fouiller le plat. Au second stop, dans l’enceinte de la  cour ils ont intercepté le bol et après vérification il s’est avéré qu’une arme s’y trouvait. C’est ainsi que le porteur du plat a été interpellé  pour qu’il dénonce son complice. Celui qui est impliqué dans ça est en isolement dans la cellule noire’’, a confié notre source.

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Interrogé, le régisseur de la maison centrale, commandant Soriba Bangoura, a indiqué que cet acte d’intrusion d’armes est une tentative inavouée par ces personnes. ‘’ Même si on ne le dit pas, il y’avait des intentions louches de la part des commanditaires. Nous sommes au niveau de l’enquête préliminaire (…), face à des circonstances comme ça, dès que ça se produit on met les intéressés à la disposition des enquêteurs. C’est-à-dire au niveau de la DPJ (direction de la police judiciaire)’’, a lancé le régisseur.

Aux dires du commandant Soriba Bangoura, si ces armes n’avaient pas été interceptées les conséquences auraient été plus graves. ‘’ Cette action si elle n’avait pas été déjouée, elle aurait été plus préjudiciable. Parlant d’armes de guerre, c’est la première fois qu’on intercepte cela ; c’est vous dire que si cela réussissait les conséquences allaient être plus graves’’ a-t-il averti.

Selon des observateurs, la porosité du contrôle à la rentrée de la maison centrale laisse à désirer. Pour répondre à cela, le régisseur de la sureté explique. 

‘’ Pour ce qui est quand-même de la maison centrale, la fouille est systématique, nous avons la fouille générale, la fouille inopinée et la fouille en l’absence des prisonniers. C’est ce qui nous aide, sinon sans cela, ces armes allaient être introduites et ce n’est pas bon. L’intention n’était pas bonne. La définition de l’arme c’est la mort (…), la pensée criminelle doit se matérialiser par un acte d’exécution même si l’objectif visé n’est pas atteint. En terme plus clair, l’intention vaut mieux que l’action. Mais l’enquête autour de cette situation est entre les mains de la Direction Police Judiciaire. Il y a eu de nombreuses interpellations par la police », a-t-il confié.

Affaire à suivre…

BAH Boubacar LOUDAH

Pour Africaguinee.com

Tel : (+224) 655 31 11 13

Créé le Mardi 16 juin 2020 à 19:02