Guinée : Dadis Camara, la "clef" de la victoire d’Alpha Condé en forêt ?

Campagne pour la Nouvelle Constitution
Le capitaine Moussa Dadis Camara et le Pr.Alpha Condé
Le capitaine Moussa Dadis Camara et le Pr.Alpha Condé

Moussa Dadis Camara, ex chef de la junte militaire qui s’est emparée du pouvoir en Guinée en 2008 après la mort de Lansana Conté, fait de nouveau parler de lui. Le pouvoir en place, le RPG arc-en-ciel et certains de ses alliés sont soupçonnés de vouloir impliquer le natif de Koulé dans des campagnes politiques liées au changement constitutionnel et aux élections législatives.

Alors qu’il continue de mener tranquillement sa vie au Burkina Faso avec les privilèges afférants à son statut d’ancien chef d’Etat, le capitaine Moussa Dadis Camara est au cœur d’une polémique en Guinée. Celle-ci est liée notamment à la campagne pour la nouvelle Constitution. L’affaire fait grand bruit dans la région forestière. Au point que certains partisans de l’ancien président du Conseil National pour la Démocratie  et le Développement (CNDD) sont sortis de leur silence et faire des mises en garde. D'ores et déjà, ils soutiennent qu'une mission de la mouvance devrait partir à Ouagadougou dans le but de "contraindre" Dadis Camara d'apporter son soutien au projet de nouvelle Constitution. Un sujet controversé qui pollue actuellement le débat politique dans le pays. 

« Nous mettons en garde notre frère  pour  ne pas se mêler dans  cette danse pour éviter des problèmes en forêt », prévient un des partisans de M. Camara. Un autre a renchéri : « S’il s’aventure dans ce projet satanique, il assumera les conséquences ». Cette controverse  intervient alors que de nombreux ministres  et partis alliés du Président Alpha Condé originaires de la région forestière séjournent à Nzérékoré.

En exil depuis 10 ans au Burkina Faso, Moussa Dadis Camara a tenté à plusieurs reprises de rentrer en Guinée, mais a échoué. Depuis qu’il a posé ses valises à Ouadougou, son implication dans la politique n’a pas été payante. Au contraire, ça lui a plutôt compliqué les choses.

En 2015, son rapprochement spectaculaire avec Cellou Dalein Diallo, le principal opposant d’Alpha Condé, à la veille de la présidentielle lui a valu une inculpation "expéditive" dans le massacre du 28 septembre 2009. A l'époque, il venait d'être porté à la tête d'une formation politique et avait annoncé sa candidature à la présidentielle. 

Par ailleurs, "fataliste" sur son destin, le président du CNDD affiche une prudence dans les débats politiques en cours en Guinée. Pour éviter de s’attirer de nouveaux ennuis, il préfère rester à l’écart et continuer de mener paisiblement sa vie dans le quartier chic de Ouaga 2000.

Affaire à suivre…

Africaguinee.com

Créé le Vendredi 06 décembre 2019 à 8:21