Crime à Conakry: Le témoignage "choc" de la mère de Fatoumata Tounkara…

Assassinat
Madame Aissata Touré, la mère de Fatoumata Tounkara
Madame Aissata Touré, la mère de Fatoumata Tounkara

CONAKRY- C’est une mère inconsolable qui est encore sous le choc que nous avons rencontré. Madame Aissata Touré, la mère de Fatoumata Tounkara assassinée par son mari est partagée entre incompréhension et tristesse. La voix cassée, cette mère de famille qui avait une confiance « aveugle » envers son beau-fils, le meurtrier de sa fille revient sur les circonstances dans lesquelles elle a trouvé le corps de Fatoumata   Tounkara, en état de décomposition poussée. Son récit bouleversant met à nue les mensonges de son beau-fils qui voulait cacher son crime.

 « Nabé est venu avec mon petit-fils, Papa  là où je vendais la fripe. J’ai demandé où est Fatim (la victime, NDLR). Nabé a dit qu’elle est partie acheter des condiments au marché et qu’elle  a laissé Papa avec lui. Quand cela a duré personne n’est venu récupérer l’enfant, j’ai redemandé à Nabé au téléphone  où est ma fille. Il m’a répondu qu’elle est allée régler des dossiers à la Cimenterie et qu’à son retour, elle va passer prendre l’enfant. Comme d’habitude, il envoie l’enfant ici et revient le chercher le soir. Mais ce jour cela a duré, il se faisait tard. J’ai rappelé Nabé pour lui demander de dire à Fatim que si elle ne vient pas prendre l’enfant, moi je rentre parce que je suis en jeûne. Nabé me dit encore que Fatim est en réunion et qu’elle doit rentrer faire la cuisine.  Je lui ai demandé si jusqu’à présent Fatim n’a pas terminé son travail. Il m’a dit de rentrer à la maison avec le petit et que si Fatim ne vient pas le prendre, lui-même viendrais prendre l’enfant le matin. Mais toute la nuit le petit pleurait et réclamait sa mère.  Je croyais tout ce que mon beau fils me disait. Le matin, j’ai envoyé le petit  chez la sœur de sa maman comme il est habitué d’être avec elle. Et je suis partie au marché », a raconté Aissata Touré en larmes.

Pour la mère de Fatoumata Tounkara, elle avait une confiance aveugle à son beau-fils et ne pouvait pas imaginer qu’il pouvait tuer  sa fille.

« J’ai appelé Fatim, son numéro était injoignable. Je ne savais pas que ma fille était morte et que son mari Nabé avait pris la fuite.  Le propriétaire de la maison a appelé le petit-frère de Nabé  et moi pour demander de venir ouvrir la porte. On était obligé de casser la porte qui était verrouillée. On est rentré pour contrôler, on a retrouvé le cadavre de ma fille dans la chambre.  Le corps complètement  décomposé,  les mains et les pieds  attachés et la bouche bandée », a sangloté  Aissata Touré.

 Selon des informations recueillies auprès de certains proches, la victime voulait divorcer avec son mari à cause des problèmes conjugaux récurrents.

Bah Aissatou

Pour Africaguinee.com

Tél : (+224) 655 31 11 14

Créé le Mardi 18 juin 2019 à 17:49

TAGS