Travaux Publics : La France offre 5 ponts de secours à la Guinée…

Travaux Publics
Le ministre des Travaux Publics Moustapha Naité en compagnie de l'ambassadeur de France en Guinée, Jean Marc Grosgurin
Le ministre des Travaux Publics Moustapha Naité en compagnie de l'ambassadeur de France en Guinée, Jean Marc Grosgurin

CONAKRY-Le ministère des travaux publics a reçu ce vendredi 18 janvier 2019 un don de 5 ponts de secours de la part de son partenaire technique français du Centre National des Ponts de Secours (CNPS). Ces colis composés de matériaux de construction de 5 ponts de secours ont été remis au ministre Moustapha Naité par l’Ambassadeur de France en Guinée Jean Marc Grosgurin. Ces 5 ponts de secours permettront au Gouvernement guinéen de réagir rapidement en cas de rupture de trafic pour des raisons d’effondrement d’un ouvrage de franchissement.

Selon le ministre guinéen des travaux publics, ces nouveaux ponts de secours renteront dans le cadre du renforcement du réseau routier du pays en remplaçant de manière immédiate les ponts en cas d’effondrement.

« La présente livraison est la deuxième du genre de la part du Gouvernement français. Déjà en 2012, la Guinée avait bénéficié de 5 autres ponts de secours qui ont servi à assurer le rétablissement de la circulation sur les routes nationales. Les nouveaux ponts qui sont livrés aujourd’hui rentrent dans le même cadre de renforcement du réseau routier et sur tout de prévenir d’éventuels effondrements et d’assurer leur remplacement immédiat. Je rassure nos partenaires techniques français du CNPS que des jeunes ingénieurs du ministère des travaux publics seront mis à leur disposition pour leur formation en matière de montage et d’entretien des ponts de secours », a expliqué Moustapha Naité avant de remercier la France pour ce don.

« Je remercie l’Ambassadeur de France en Guinée, je remercie la coopération française et le Centre National des Ponts de Secours de France de tout l’appuis qu’ils ont porté au ministère des travaux publics. Nous comptons amener ces ponts et de les stocker à Mamou. Parce que Mamou représente le carrefour en terme du réseau routier et qui nous permet dès qu’il y a un souci quelque part de pouvoir les déployer tout de suite un pont », a-t-il ajouté.

L’Ambassadeur de France en Guinée qui a procédé à la remise de ces 5 ponts de secours au nom de la France a expliqué les raisons qui ont poussé son pays à doter la Guinée de ces infrastructures.

« La France a souhaité accompagner la Guinée dans ce domaine d’abord parce qu’il s’agit d’une priorité des autorités guinéennes. Nous avons la conviction qu’il n’y a pas de développement sans routes et ponts. Les infrastructures de franchissement sont très importants pour permettre le désenclavement des régions pour permettre aux paysans, aux agriculteurs d’aller vendre leurs produits. Quand il y a un pont qui s’écroule c’est tout une économie et toute une population qui souffrent. L’autre raison, je dirais c’est parce que la France a un savoir-faire dans le domaine des ponts », a expliqué Jean Marc Grosgurin  avant d’informer que son pays a engagé une mission en Guinée pour identifier les besoins dans le domaine des infrastructures de franchissement. Selon lui, cette mission a fait 4000 km dans le pays.

Ces 240 tonnes de matériels de montage en acier embarqués dans 10 conteneurs permettront de construire 5 ponts provisoires de 30mètres environ pour chacun en moins de deux semaines. Mais Jean Michel  du Centre National des Ponts de Secours de France rappelle aux autorités guinéennes que ces ponts doivent être utilisés de manière provisoire et temporaire.

« Les pont modulaires donnés par la France sont des ponts provisoires. Certes ils sont solides et ils peuvent rester sur place très longtemps mais ils ont vocation à être remplacés par des solutions définitives pour deux raisons. Le première c’est parce qu’un ouvrage définitif est mieux, c’est plus large, plus dimensionné et plus confortable. La deuxième raison est que lorsqu’on remplace le pont de secours par un pont définitif, on le démontre, on peut le réparer partiellement s’il y a des problèmes, on le stocke et en ce moment-là ça devient encore un pont de secours qui est utilisable pour des cas difficiles qui peuvent arriver », a expliqué le Directeur du Centre National des Ponts de Secours de France.

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 666 134 023

 

Créé le Samedi 19 janvier 2019 à 14:43