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Medias : mauvais temps pour de nombreux journalistes…

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Grève

CONAKRY-De nombreux journalistes guinéens issus de medias privés différents risquent de perdre leur emploi après avoir revendiqué pour obtenir de meilleures conditions de vie et de travail. Certains parmi eux sont aujourd’hui menacés de licenciement. 

C’est le cas de certains employés de la radio « Bonheur fm » et ceux d’Allo Media regroupant une télévision et une radio. Ces derniers sont en grève depuis plusieurs semaines. Les négociations menées jusque-là n’ont pas permis de désamorcer la crise.

Les journalistes de la radio Bonheur Fm qui sont en grève depuis plusieurs mois. Ils réclament un contrat de travail et le payement de 9 mois de salaires. Six parmi sont menacés de licenciement par la direction de ce media. Nous avons rencontré l’un parmi eux. Mamadou Samba Sow qui dit avoir déjà saisi l’inspection générale du travail.

 « Il y a eu confrontation lorsque le directeur a dit qu’il n’est plus question de notre retour à la radio. Nous avons dénoncé ce licenciement en disant que si nous avons accepté un arrangement à l’amiable c’était pour notre retour à la radio. Le jeudi passé, les deux parties ont été réunies, il a été proposé qu’on nous paye les 4 mois, nous avons refusé. Le dimanche dernier, nous avons soumis lors des négociations une proposition de payement de 9 mois de salaire. Si cela retarde, nous allons contacter notre avocat pour traduire Oustaz Hafiziou en justice dans les prochains jours. Nous ne voulons plus des miettes. A partir de maintenant, nous n’allons plus nous laisser faire », a dénoncé Samba Sow. 

Interpelé, le directeur général de la radio Bonheur FM, Oustaz Hafiziou a déclaré brièvement à une journaliste d’Africaguinee.com que des négociations sont en cours. 

Du côté du groupe Allo Media, les journalistes reprochent à leur présidente directrice générale, Chantal Colle, un « refus » de payement de leurs arriérés de salaires. La grève entamée depuis ce début du mois de septembre a entrainé la fermeture de la télévision et du site web du Groupe. Après les négociations avec des associations et le syndicat de la presse privée, le collectif des journalistes de ce groupe media se dit prêt à la suspension mais il pose certaines conditions.

« Les arriérés de salaire ont été payés. C’était des points non-négociables. Le salaire du mois de mai, juin, juillet, août. Maintenant on aimerait une amélioration de nos salaires. Nous sommes en négociation avec la direction mais rien n’est arrêté pour le moment », a déclaré Mamadou Alpha Diallo.  

Interpellé, le directeur général adjoint, Aboubacar Condé n’a pas souhaité commenter ce sujet qui défraie la chronique ces derniers temps à Conakry. En 2013, un cas similaire s’était produit dans ce groupe de presse dirigé par dame Chantal Colle. 

 

BAH Aissatou

Pour Africaguinee.com

Tél. : (+224) 655 31 11 14

Créé le Jeudi 13 septembre 2018 à 11:11

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