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"Fâché",Dr Saliou Béla fait le grand déballage :"le Président Alpha m’a dit à Dionfo..."(interview)

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Interview
Dr Saliou Béla Diallo, leader du parti AFIA
Dr Saliou Béla Diallo, leader du parti AFIA

CONAKRY-Dr Saliou Béla Diallo, allié du Président Alpha Condé depuis 7 ans n’est pas tout à fait content. Le leader du parti AFIA qui réitère pourtant son soutien au Chef de l’Etat ne comprend pas pourquoi il n’a pas été récompensé alors qu’il a réellement mouillé le maillot pour le Président. Dans cette interview qu’il nous a accordé, l’ancien vice-président de l’UFDG revient sur certaines promesses que le Président Alpha Condé avaient tenu à son égard lors de la campagne présidentielle de 2015. Cet acteur de la mouvance présidentielle parle également dans cet entretien sur l’objectif de leur récente rencontre avec le Chef de l’Etat au Palais Sékhoutouréa. Exclusif !!!  

AFRICAGUINEE.COM : Vous avez été reçus par le Président de la République. Dites-nous quelle était l’objet de cette rencontre ?

Dr SALIOU BELA DIALLO : A l’image de la rencontre que le Président de la République a effectué avec les partis, UFR et UPR, il a jugé opportun que le parti AFIA que je dirige aille le rencontrer à Sékhoutouréyah le lundi à 16h. C’est ainsi que je suis allé avec certains responsables du bureau exécutif, de la jeunesse, des femmes, les six vice-présidents dont le parti dispose et les secrétaires fédéraux de France et de Russie qui sont en vacances ici. Donc nous  avions été à 15 h 30 avec un total de 32 responsables. L’objectif était de parler tout simplement de la situation socio-politique et ensuite de tirer les leçons des élections passées. Nous avons trouvé à notre arrivée le président de la COPAM (Coordination des Partis Alliés de la Mouvance), en la personne d’Elhadj Bouna Keita. J’ai eu le privilège de prendre la parole et nous avons eu à réitérer notre soutien et notre engagement au président Alpha Condé dans sa politique et son programme. Nous l’avons aussi félicité pour toutes les victoires enregistrées tant qu’ici que sur le plan diplomatique.

Qu’est-ce qu’il vous a dit en retour ?

Dans mon intervention, j’ai ressorti les points forts et les points faibles des trois élections organisées les cinq dernières années. De 2013 jusqu’en 2018 pour nous servir de cela pour nous préparer pour les futures échéances. A son tour, le président a pris la parole pour nous dire qu’il est au-dessus de la mêlée mais son objectif est d’encourager l’unité réelle de la mouvance présidentielle dans la transparence, l’équité et la détermination. Il a dit que son objectif réel, est de nous mettre à la disposition du RPG-Arc-en-Ciel pour qu’ensemble nous puissions nous retrouver pour travailler étroitement pour mieux nous préparer aux élections législatives futures.

Nous sommes à la veille de l’installation des élus locaux après la signature de l’accord sur le contentieux. On sait qu’à la veille des élections, le RPG vous avait forcé la main pour composer des listes communes. Qu’est-ce que votre parti a gagné concrètement ?

Nous avons gagné 17 conseillers à travers tout le pays malgré toutes les difficultés rencontrées. Notre alliance avec le RPG a connu le maximum de difficultés au niveau des communales. Il y a eu des difficultés indescriptibles de toutes catégories et de toutes sortes. Nous nous sommes abstenus à cause réellement de notre engagement derrière le président de la République. Sinon nous aurions rompus ces accords en pleine campagne électorale ou en pleine exécution des élections, cela il faut le dire franchement. C’est pourquoi le Chef de l’Etat ayant appris cela a préféré prévenir au lieu de tenter de guérir lorsque les dégâts vont se produire après.

Sinon les législatives c’était autre chose  mais pour les présidentielles nous sommes allés avec un seul candidat. Je rappelle que mon parti et celui de mon ami Dr Kassory Fofana ont été les seuls de la mouvance à avoir organisé des congrès au Palais du peuple pour désigner le professeur Alpha Condé comme seul candidat de la mouvance donc du RPG.

Nous nous sommes investis activement à la campagne et à la supervision des élections,  c’est ce qui nous a permis de multiplier par 18 les résultats que nous avons enregistrés au cours des élections présidentielles et notre candidat en l’occurrence le Pr Alpha Condé  a élu dès au premier tour avec le coup Ko.  

Vous venez de réaffirmer votre engagement auprès du chef de l’Etat alors que tous ceux qui l’ont soutenu ont bénéficié de postes de responsabilités sauf vous. N’êtes-vous pas un peu frustrés ?

Nous souhaiterions que vous posiez la même question au chef de l’Etat. Pendant la campagne de la présidentielle, lorsque nous sommes arrivés à Dionfo chez moi, il a pris ma main, les images existent d’ailleurs et a dit que je ne regretterais pas d’avoir choisi son camp et qu’il  va faire en sorte que nous soyons tous réconfortés. Nos parents étaient certains que je devais être parmis les premiers participants de la Moyenne-Guinée cités dans la composition du gouvernement après les élections présidentielles de 2015. Etant donné qu’au cours de la transition j’ai été plébiscité trois fois meilleur ministre de la transition et j’ai plus de six diplômes que j’ai obtenu à l’extérieur avec trois que j’ai eu en Guinée.

Donc je ne souffre d’aucun manque d’expérience (…), lorsque je suis arrivé dans l’enseignement technique et dès les premiers mois j’ai posé un diagnostic où nous avions 30 cadres supérieurs contre un cadre moyen et 35 cadres supérieurs contre un ouvrier.

Souhaiteriez-vous mettre cette expérience aux services du président Alpha Condé en vous confiant un poste de responsabilité ?

 C’est tout ce que je souhaite ! Mais cela ne dépens jamais de moi puisque la nomination c’est le président de la République. Le jour où Dieu voudra, il ordonnera le président de me nommer. Mais sachez que l’homme est souvent victime de son milieu (…), si vous prenez un enfant  à Labé et que vous l’ameniez à Siguiri ou ailleurs, il ne parlera pas le  poulaar. Je m’en vais vous dire que c’est n’est pas que des enfants de cœur qui entourent le président de la République. A cause  de leurs intérêts ils peuvent empêcher  le chef de l’Etat de mettre des hommes qui peuvent l’aider à transformer réellement la Guinée.

Rassurez-vous que je suis de ceux qui sont des familles les plus importantes du Foutah-Djallon et je m’en vais vous dire que si je suis aux affaires (…) et pendant même les communales les gens ont demandé après moi partout à Labé. Nous sommes éparpillés partout au Foutah sans compter que je suis professeur d’Université et médecin de toutes les familles d’érudits du Foutah  et de toutes les couches sociales de la Moyenne-Guinée. Je suis une ressource incontournable pour mobiliser réellement le Foutah après avoir participé à des postes au niveau de tous les grands partis dont le leaders sont du Foutah (…), c’est le PRP, l’UPR ou l’UFDG pour lequel d’ailleurs j’étais le vice-président chargé des affaires politiques.

Mais comme beaucoup l’ont dit, on n’a jamais profité de ma présence à la mouvance pour que ça puisse assurer vraiment des intérêts bénéfiques directs pour le président de la République.

Votre mot de la Fin ?

Nous vous disons que nous sommes déterminés derrière le chef de l’Etat et nous sommes nous-mêmes. A Labé, nous nous sommes décidés de nous regrouper à la mouvance pour soutenir le président. Donc tout dépens de lui  puisque nous sommes en train de le servir  depuis 2010. Nous sommes porte-parole de la mouvance à nos frais depuis 2010 et depuis encore nous sommes dans des organisations comme l’alliance que nous avons eu à mettre en place et cela aussi à nos frais.

Nous sommes réellement engagés et comme vous le dites sans avoir bénéficié d’aucune promotion jusqu’à nos jours. Nous invitons tous les cadres de prendre notre exemple puisque c’est sans condition que nous sommes derrière le président pour le servir pour tout ce qu’il est en train de faire pour le développement du pays.

Interview réalisée par Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 655 311 112

Créé le Jeudi 16 août 2018 à 10:42