Guinée : Sidya Touré tacle le tandem Cellou-Damaro…

Politique
Sidya Touré, leader de l'Union des Forces Républicaines
Sidya Touré, leader de l'Union des Forces Républicaines

CONAKRY- Le quiproquo né de l’adoption manquée du code électoral amendé par les députés est loin de connaitre son épilogue. Le leader de l’union des forces républicaines menace de saisir la Cour Constitutionnelle si toutefois le document était voté en février prochain par l’Assemblée nationale. Sidya Touré qui s’exprimait devant ses partisans à Conakry, a aussi lancé des piques assassines à l’endroit de Cellou Dalein Diallo et du chef de file de la majorité présidentielle, Amadou Damaro Camara.

« Quelque soit l’accord que peut avoir deux partis politiques, il ne peut pas être constitutif de la modification de la Constitution de notre pays. Je l’ai dit, la Constitution reste le texte fondateur de notre pays. Vous ne pouvez pas, parce que vous avez signé des accords, modifier la Constitution sous prétexte que vous vous êtes mis d’accord. Cela n’a pas de sens. Mais c’est en dehors de ce débat, sur un point sociétal, il est important que les quartiers soient en dehors des débats politiques. Tel que nous le connaissons en Guinée, cela peut fortement dégénérer. Nous l’avons expliqué. Cela ne veut pas dire que nous sommes contre ceci ou cela. C’est notre compréhension de la chose. Nous estimons que les populations au nom desquelles nous sommes en train de parler, nous devons faire en sorte qu’elles soient défendues, notamment sur des points aussi essentiels que la vie quotidienne dans les quartiers. C’est notre position. Et c’est celle que nous défendons », a déclaré l’actuel Haut Représentant du Chef de l’Etat.

Après les menaces de l’opposition de reprendre les manifestations de rue, le camp présidentiel a fait rétropédalage, acceptant finalement le retrait de la partie qui fait objet de polémique. Pour Sidya Touré, la position de son camp n’a pas varié. Ce, malgré le retrait annoncé par l’honorable Damaro de la partie qui consistait à ce que la majorité obtenue puisse avoir tous les Conseillers. Selon le leader de l’UFR, la question fondamentale c’est l’élection des chefs de quartier. « Ce problème demeure. Et en février, il reviendra à l’Assemblée de la même manière », soutient M. Touré, administrant des piques au camp de Cellou Dalein Diallo, qui avait brandit l’arme de la rue pour faire respecter l’accord.

« Il faut enlever le caractère conflictuel au débat parlementaire qui permet à chaque député d’exprimer sa position. Il n’y a pas de mandat imposé aux députés (…). Un parti politique a introduit un document à l’Assemblée Nationale, il y a eu un débat sur la question. Apparemment son point de vu n’a pas prospéré. Si le point de vu ne prospère pas au Parlement, vous n’allez pas dire que nous allons manifester en accusant le Président de l’autre partie de n’avoir pas donné suffisamment d’instructions. Un débat parlementaire une fois qu’il est épuisé, un parti qui n’a pas réussi à faire passer un texte ne peut pas dire : je m’en vais manifester parce que mon texte n’est pas passé. Cela n’a pas de sens », soutient le Haut Représentant du Chef de l’Etat.

Sidya Touré et son camp compte mener le combat jusqu’au bout. Puisque, a-t-il averti, si le texte controversé arrivait à passer en février, il va saisir la Cour Constitutionnelle pour le faire invalider.

« Si en février le problème est posé, il faudra nous soyons assuré que notre discussion à l’Assemblée et l’entente entre deux parties ne peut pas modifier la Constitution sinon nous demanderons à la Cour Constitutionnelle d’annuler cela. C’est pour cela que nous avons les Institutions en Guinée. Le problème n’est pas d’être pour ou contre, c’est parce que cela n’est pas conforme à la législation guinéenne », menace le leader de l’UFR.

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

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Créé le Dimanche 15 janvier 2017 à 11:56