Mort à Londres du président zambien Michael Sata

Zambie

LUSAKA (Reuters) - Le président zambien Michael Sata est décédé mardi à Londres où il était soigné, a confirmé mercredi le secrétaire général du gouvernement zambien, Roland Msiska.

Selon la chaîne privée de télévision Muzi et les sites internet d'informations Zambia Reports et Zambian Watchdog, le chef de l'Etat, qui était âgé de 77 ans, est mort mardi soir à l'hôpital King Edward VII de Londres.

"Comme vous le savez, le président était soigné à Londres", a déclaré Roland Msiska à la télévision publique. "Le chef de l'Etat est décédé le 28 octobre. La disparition du président Sata est profondément regrettée. Le pays sera tenu informé des dispositions concernant les obsèques."

Une source gouvernementale avait auparavant confirmé le décès à Reuters et indiqué que le président par intérim ferait "bientôt une déclaration".

La présidence par intérim devrait être assurée par le ministre de la Défense Edgar Lungu, qui a récemment assuré cette fonction ou par le vice-président Guy Scott, qui deviendrait alors le premier chef d'Etat blanc en Afrique depuis le Sud-Africain Frederik Willem de Klerk en 1994.

Selon la constitution, l'élection présidentielle doit se tenir dans les 90 jours. Guy Scott ne devrait pas être candidat, selon plusieurs analystes qui mettent en avant des restrictions liées à la citoyenneté.

Michael Sata, avait quitté la Zambie le 19 octobre pour être soigné dans la capitale britannique, selon un bref communiqué officiel diffusé à l'époque. Il était accompagné par sa femme et des membres de sa famille.

Aucune autre information n'avait été donnée depuis et on ignore toujours la nature de sa maladie. Edgar Lungu, secrétaire général du Front patriotique, le parti de Michael Sata, avait assuré la semaine dernière la présidence des cérémonies marquant le 50e anniversaire de l'indépendance du pays.

Les interrogations sur la santé du président étaient nombreuses. En juin, il avait disparu de la vie publique sans explication. On avait dit à l'époque qu'il était soigné en Israël. En septembre, il n'avait pas prononcé un discours prévu à l'Assemblée générale des Nations unies. On avait dit alors qu'il était tombé malade à son hôtel de New York. Quelques jours auparavant, il avait assisté à l'ouverture de la session parlementaire à Lusaka en lançant, sur le ton de la plaisanterie : "Je ne suis pas mort".

Il n'avait plus été vu en public depuis son retour de New York fin septembre.

 

Reuters

Créé le Mercredi 29 octobre 2014 à 8:42