Descente musclée des forces de l’ordre à la Carrière : Amadou Sadjo Diallo frôle le pire…

Conakry
Amadou Sadjo Diallo
Amadou Sadjo Diallo

CONAKRY-Les habitants du quartier Carrière, commune de Matam, ont vécu la « terreur » ce jeudi 08 septembre 2022 ! Après l’inhumation d’un jeune adolescent tué mercredi, des échauffourées ont éclaté dans l’après-midi, dans ce quartier de la banlieue de Conakry.

Des éléments de la gendarmerie, de la police, appuyés par des agents du Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA), une unité d’élite de l’armée, ont fait une descente dans le quartier. Des coups de feu ont retenti, semant la terreur chez les citoyens.

C’est dans ces circonstances que Amadou Sadjo Diallo âgé de 18 a reçu une balle. Ce jeune que nous avons rencontré ce vendredi 9 septembre 2022, raconte les circonstances dans lesquelles il a reçu cette balle.

« Hier, depuis 15 heures ça manifestait dans tout le quartier.  Les forces de défense et de sécurité composées de la gendarmerie, de la police et des éléments du BATA sont descendus dans le quartier. Alors, moi j'étais terré à la maison avec mes petits frères. Vers les 18 heures, il y avait l'accalmie. Je suis sortie de la maison pour voir comment est la situation. Soudain, un pick-up de la gendarmerie a surgi en toute vitesse. Un agent a ouvert le feu. La balle m’a atteint au pied droit. Aussitôt, je suis tombé par terre.

Des gens sont sortis d’un peu partout pour venir me secourir. Ils m'ont envoyé à l'hôpital du camp Boiro. Les médecins ont examiné la blessure. Ils m'ont dit que la balle est ressortie et que je ne risque de rien. Ce matin, ils m’ont prescrit une ordonnance et m'ont dit de rencontrer à la maison. A mon retour, mon papa est allé acheter les médicaments », explique l’adolescent, qui confie qu’il se tort de douleurs.

"Là où je suis, le pied me fait mal. Hier toute la nuit, je n'ai pas pu dormir à cause des douleurs », indique le jeune. « Je lance un appel aux autorités actuelles et aux leaders politiques, de faire tout pour s'entendre entre eux pour que cette violence s'arrête dans nos différents quartiers. Parce que nous ici nous souffrons beaucoup pendant les manifestations », a-t-il lancé. A noter que quatre (4) jeunes ont été blessés par balles dans ce quartier. Un d'entre eux a trouvé la mort.

 

Mamadou Yaya Bah

Pour africaguinee.com

Créé le Vendredi 09 septembre 2022 à 15:10

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