Brouille avec la Cedeao : Ce que souhaite Conakry…

Guinée
Umaro Sissoco Embalo, président de la Guinée Bissau reçu à Conakry par Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition guinéenne, 20 juillet 2022, crédit Photo présidence guinéenne
Umaro Sissoco Embalo, président de la Guinée Bissau reçu à Conakry par Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition guinéenne, 20 juillet 2022, crédit Photo présidence guinéenne

CONAKRY- Le chef de la diplomatie Guinéenne a exprimé, vendredi 04 août, son souhait d'une amélioration des relations entre la Guinée et la Cedeao (communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest).

"Nous aimerions que les relations entre la Cedeao et la Guinée s'améliorent et que pendant cette transition, l'on puisse redorer le blason", a déclaré Dr Morissanda KOUYATÉ, alors qu’il recevait le nouveau diplomate résident de la Cedeao en Guinée.

Cette déclaration du ministre guinéen des Affaires Étrangères intervient dans un nouveau contexte de "brouille" entre Conakry et la Cedeao. Celle-ci (la brouille, ndlr) est née d'une sortie, le 28 juillet dernier, du Président en exercice de la Cedeao. Umaro Sissoco Embalo annonçait qu'il a pu convaincre la junte militaire en Guinée sur une transition n'excédant pas deux ans.

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Mais aussitôt, il avait été "démenti" par Conakry. Mais la pullule était grosse pour être avalée si facilement. Jeudi 04 août, le président de la transition, colonel Mamadi Doumbouya a mis les points sur les "I", déclarant qu'il est hors de question d'accepter qu'un quelconque rythme lui soit imposé.

Au cœur de ce bras de fer, la durée de la transition fixée à trois ans par la junte mais rejetée par la Cedeao qui exige un délai raisonnable. L'organisation sous-régionale a donné un ultimatum à la Guinée jusqu'au 1er août pour proposer un délai acceptable, sans quoi elle allait activer une panoplie de sanctions économiques. 

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Elle ne s'est pas encore prononcée sur sa décision alors que des menaces de nouvelles manifestations planent sur le pays. Le médiateur de la Cedeao, Thomas Boni Yaya qui était annoncé cette semaine à Conakry pour désamorcer la crise, n'est finalement pas venu.

La pays fait face à de nouvelles incertitudes, pendant que le traumatisme des dernières manifestations est encore présent dans les esprits.  

A suivre…

Africaguinee.com

 

Créé le Samedi 06 août 2022 à 20:01