Nomination des magistrats : le décret du colonel Doumbouya a-t-il été tripatouillé?

Guinée
Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition guinéenne, son Premier ministre Mohamed Béavogui et le ministre Secrétaire général à la présidence colonel Amara Camara
Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition guinéenne, son Premier ministre Mohamed Béavogui et le ministre Secrétaire général à la présidence colonel Amara Camara

CONAKRY-Le décret D/2021/0256/PRG/CNRD/SGG portant nomination des magistrats et cadres du ministère de la justice et des droits de l’homme est au cœur d’une nouvelle polémique. Signé le 29 décembre dernier, cet acte du colonel Mamadi Doumbouya suscite de sérieuses interrogations. A-t-il été falsifié ?

C’est la lancinante question que de nombreux observateurs se posent alors que les dessous du limogeage incroyable de la garde des sceaux, ministre des droits de homme, n’ont pas fini de dévoiler tous ses secrets.

Trois pages entières du décret controversé n’ont pas été paraphés. Pour quelle raison ? Des noms ont-ils été substitués ? La présidence n’a pour le moment apporté aucune précision sur ce décret de 30 pages, consulté par Africaguinee.com.

Mais il faut dire d’emblée que ces interrogations sont légitimes. D'autant que ces « couacs » constatés interviennent tandis que plusieurs sources concordantes soutiennent que l’une des raisons de la frustration de la ministre Fatoumata Yarie Soumah déchue le 31 décembre, c’est-à-dire le lendemain de la signature du décret controversé, était due au fait que des noms de nombreux magistrats proposés par son cabinet avaient été « substitués ».

Il n’y a pas que ces manquements. Certains tribunaux de paix et d’instance n’ont pas été meublés. Bref il y a un faisceau d’éléments qui jette de sérieux « doutes » sur cet acte du pouvoir central.

La présidence va-t-elle éclairer la lanterne de l’opinion sur ce qui s’est réellement passé ? Là est toute la question. En attendant, nous vous proposons ci-dessous les pages non paraphées.

Créé le Jeudi 06 janvier 2022 à 10:22