CNT, exigences de Washington : Les précisions de Ousmane Gaoual Diallo, porte-parole du Gouvernement…

Guinée
Ousmane Gaoual Diallo, ministre de l’Urbanisme, de l’habitat et de l’Aménagement du territoire, porte-parole du Gouvernement
Ousmane Gaoual Diallo, ministre de l’Urbanisme, de l’habitat et de l’Aménagement du territoire, porte-parole du Gouvernement

CONAKRY-Comment le Gouvernement guinéen réagit-il face à la demande de Washington concernant la feuille de route et le calendrier de la transition ? Face à la pléthore de candidatures au CNT comment le gouvernement va-t-il trancher ? Votre quotidien en ligne a interrogé le porte-parole du Gouvernement Ousmane Gaoual Diallo. Entretien exclusif

 

AFRICAGUINEE.COM : Le sous-secrétaire d’Etat adjoint aux affaires africaines au département d’Etat exhorte le CNRD a publié une feuille de route et un calendrier pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Comment réagit le Gouvernement ?

OUSMANE GAOUAL DIALLO : Nous ne prenons pas ça comme une demande, ce sont des rappels de quelque chose que le CNRD a mis en place. Nous avons un calendrier clair et un processus qui se déroule tranquillement. Donc, nous avons pu échanger avec cette délégation, nous lui avons expliqué ce qui se passe et qui n’était pas peut-être bien perçu dans la démarche qui est en cours. Mais je pense que tout ceci va se faire tranquillement au rythme des guinéens suivant ce qui a été annoncé dans la charte de la transition. Donc, pour nous, c’est un rappel dans la courtoisie que nous prenons comme tel.

Michel Gonzales a souligné qu’aucun pays de la communauté internationale ne peut s’engager à soutenir une transition sans que les préalables cités ci-haut ne soient satisfaits…

Tout ceci n’est qu’un rappel, comme je l’ai dit tantôt, nous n’avons pas attendu cette visite pour dérouler le mécanisme qui doit conduire la Guinée à sortir de cette transition et au retour à l’ordre constitutionnel. Les étapes sont connues, la charte les a déclinés. Maintenant, nous déroulons les choses tranquillement. Ce qui veut dire que dans les prochains jours, nous allons peut-être suivre l’évolution de leur communication dans ce domaine-là. Puisqu’il y avait des zones d’ombre qu’ils n’avaient bien perçu. Sur ces points-là, nous pensons avoir pu les éclairer.

Avant Washington, l’ONU à travers le représentant spécial du Secrétaire Général en Afrique de l’Ouest et le Sahel avait soulevé la même inquiétude quant au silence du CNRD sur le chronogramme de la transition. N’est-ce pas que la communauté internationale semble perdre patience ?

Non, il n’y a aucun silence ! Nous avons simplement dit que nous avons pris l’option que ce sont les forces vives qui vont se retrouver pour d’abord décliner le contenu de la transition, à partir de là, décider de son calendrier. Pour nous, il n’y a pas de silence là-dessus. Le moment venu, nous allons sortir de la composition et de l’installation du CNT, ensuite les autres étapes vont suivre. Il y a juste un léger retard dans la désignation par les structures faitières de leurs représentants dans le CNT. Tout ceci n’est pas très fâcheux, les choses vont aller bien. Le calendrier aussi va suivre, toutes les étapes-là sont déclinées.

Dans un premier temps on va installer le CNT, après derrière les forces vives vont se retrouver pour décider du contenu. Parce que c’est de ce contenu que va découler la durée. Si vous avez un contenu réduit, la durée sera évidemment réduite, si le contenu exige un délai plus important, le délai sera également important. Mais on sait ce que c’est qu’une transition, nous serons dans la mesure de rester dans ce cadre-là. C’est très important.

Revenant sur cette question du CNT. Où en est-on dans le processus de dépouillement ?

D’abord, ce n’est pas une question de dépouillement. S’il y avait eu un dialogue sincère, si on avait mis les intérêts plus élevés du pays au-dessus, on serait peut-être parvenu à des accords plus rapides. Aujourd’hui, on a beaucoup plus de listes et de candidats que ne sont disponibles des places. Lorsque par exemple, on demande aux partis politiques d’envoyer 15 personnes et qu’on se retrouve avec une trentaine de désignés, on fait comment ? La question, c’est de dire est-ce que c’est chaque parti politique qui va avoir son siège ou bien, les partis politiques peuvent s’entendre sur les profils des personnes à envoyer au CNT. Parce qu’on vient au CNT pour élaborer des Lois, notamment constitutionnelles. C’est très important que l’on regarde ce qui se passe réellement. Si vous donnez un nombre limité de postes à pourvoir à des organisations et puis on vous envoie le double ou le triple, on fait comment ? Tout ceci, sont des difficultés pour lesquels nous allons trouver des solutions dans les meilleurs délais. Le ministre de l’Administration du territoire échangera avec les entités concernées pour aboutir à des solutions.

A suivre…

 

Propos recueillis par DIALLO Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 655 311 112

Créé le Dimanche 05 décembre 2021 à 13:05

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