Alternance démocratique réussi au Niger: Issoufou passe la main à Bazoum

Niger
Mohamed Bazoum et Mahamadou Issoufou
Mohamed Bazoum et Mahamadou Issoufou

Au Niger, une page se tourne, une autre s'ouvre avec l'arrivée à la tête du pays, Mohamed Bazoum, élu avec 55,75% des voix. Il a prêté serment ce vendredi 2 avril 2021, devant un parterre de Chef d'Etat, du continent au Centre Mahatma Gandhi de Niamey.

La France, engagée dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, s'est fait représenter par son ministre des Affaires Etrangères Jean Yves Ledrian.

Cette investiture intervient en pleine crise sécuritaire. Tout comme ses voisins, ce pays sahélien, l'un des plus pauvres au monde, fait face à une spirale d'attaques meurtrières terroristes. Une tentative de "coup d'Etat" a d'ailleurs été déjouée il y a deux jours, selon les autorités.

De nombreux défis attendent le successeur de Mahamadou Issoufou -entré dans l'histoire de son pays-, qui au terme de deux mandats consécutifs, a organisé des élections présidentielles jugées démocratiques.

Le nouveau Chef de l'Etat a promis d'inscrire son action dans la "continuité", en améliorant l'éducation, luttant contre la corruption et les inégalités.  Il s'est aussi engagé à lutter contre le terrorisme, un fléau qui fragilise bon nombre de pays sahéliens.

« Le terrorisme est un vrai malheur pour notre pays, cela d’autant plus que ses bases sont hors de notre territoire. Ceux qui en sont les chefs relèvent d’autres pays. Jamais aucun chef terroriste n’a fait cas de griefs contre notre État, encore moins formulé de revendication à sa direction. Dans la région de Diffa, Boko Haram a déstabilisé l’économie depuis janvier 2015. Mon ambition est d’engager immédiatement des discussions avec les autorités du Nigeria pour particulièrement créer les conditions du retour dans les meilleurs délais de tous les réfugiés dans leur pays. Mon ambition est de permettre le retour tout aussi rapide des déplacés dans leur village respectif en leur assurant la sécurité à laquelle ils ont droit. Cela est une nécessité impérieuse car les enfants déscolarisés et désœuvrés, vivant dans les camps de réfugiés et de déplacés, constituent à mes yeux (…) une véritable pépinière pour le banditisme et le terrorisme», a déclaré le nouveau président du Niger.

A suivre…

Abdoul Malick Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le Vendredi 02 avril 2021 à 18:22