Warakhalan, village sinistre "oublié" par l'Etat depuis l'indépendance...

Kindia
Un citoyen de Téné Warakhalan, arrêté devant la porte de sa maison fissurée par le tremblement de terre
Un citoyen de Téné Warakhalan, arrêté devant la porte de sa maison fissurée par le tremblement de terre

 KINDIA-Situé à 45 kilomètres de son chef-lieu Bangouya dans la préfecture de Kindia, le district de Tèné Warakhalan est presqu’en manque de tout en matière d’infrastructures sociales de base.  Pour y arriver, il faut s'armer de courage. On arpente des pistes rurales abruptes et très dégradées.

La localité dispose d’une seule école primaire de 3 classes. Cette bourgade sinistre n'a pas de centre de santé, ni de forages. Les populations vivent essentiellement de l'agriculture, aujourd'hui, bouleversée par la montée des eaux.   

 A part la mosquée et l’école primaire de 3 classes, construites par les habitants, Téné Warakhalan n'a aucun autre édifice public. Comme le témoigne ce citoyen : « Depuis l’indépendance jusqu’à présent, notre district tout comme ceux environnants, nous n’avons rien bénéficié de la part de l’Etat. Nous avons construit notre école grâce à un de nos ressortissants. C’est le même cas dans les districts de Maleya, Simbaraya. Ce que nous demandons au gouvernement c’est de construire une école de 6 classes pour nous. Et en plus, nous n’avons pas de forages, ni de route», se plaint Mamadouba camara, citoyen de Tèné Warakhalan.

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Affecté dans ce district depuis 2017 comme directeur de l’école, Ibrahima Sory Kaba explique : « Nous avons trois classes avec six groupes pédagogiques de la première à la sixième année. Dans cette école, il y a un directeur, un enseignant titulaire et une enseignante communautaire. Les difficultés majeures que nous rencontrons ici sont énormes. Normalement, avec six groupes pédagogiques ont doit avoir six classes. Il n’y a pas de direction, ni de toilettes. Nous sommes obligés de descendre jusqu’au village pour nos besoins. Nous n’avons pas de forages aussi. Nous avons besoins des maitres titulaires parce que nous sommes que deux. Ma femme aussi donne des cours, mais elle n’est pas engagée. Je demande aux autorités de venir construire d’autres classes et d’envoyer des enseignants», explique l’enseignant.

 

De retour de Warakhalan, Cherif Keita

Pour Africaguinee.com

Tel : (224) 657 52 26 02

Créé le Jeudi 11 Février 2021 à 8:43

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