Avenir de Kassory Fofana à la Primature: “Je ne suis là que pour 2 ans"

Guinée
Dr Ibrahima Kassory Fofana, Premier Ministre, Chef du Gouvernement
Dr Ibrahima Kassory Fofana, Premier Ministre, Chef du Gouvernement

CONAKRY- A peine reconduit à son poste qu’il occupe depuis juin 2018, le Premier ministre guinéen a révélé la nature du “contrat” qui le lie au Président de la République. Dans les “2 ans” qui  lui restent avant d’“aller planter ses choux ailleurs”, Kassory Fofana a annoncé des “réformes hardies” pour sortir 6 millions des Guinéens de la pauvreté à l'horizon 2024-2025 et  poser les bases de la transformation structurelle de l’économie Guinée pour l’émergence du pays.

Tout en exprimant son “ sentiment de reconnaissance” au chef de l’État, le Premier Ministre s’est engagé d’être à la hauteur  de “la responsabilité” à lui confiée. 

“Les Guinéens doivent savoir que le Président Alpha Condé s’est engagé à “gouverner autrement”. Et le contrat qui nous lie au titre du décret qu’il vient de signer est un contrat de 2 ans. Par ce décret il me demande de mener les réformes hardies pour que la Guinée aille vite et que ce programme réussisse très rapidement. Donc, j’ai 2 ans. Après 2 ans, planterai mes choux ailleurs”, a révélé Kassory Fofana.

Dans les 2 ans qui lui restent à la Primature, Kassory a promis d’engager “des réformes hardies" et lutter contre la corruption.

“Ces réformes ont pour toile de fond l'économie des ressources pour que les déperditions que nous connaissons aujourd'hui liées à la corruption ambiante puissent cesser pour que la Guinée puisse trouver des moyens de sa politique. Le contexte international oblige cela”, a-t-il ajouté.

Face à la pandémie de Covid-19 ayant provoqué une crise économique, notamment pour la Guinée qui est un pays en développement “tributaire de l’aide internationale”, le Premier Ministre a annoncé comme alternative, la mobilisation des ressources internes.

“Parce que tous les pays du monde font  face à des déficits abyssaux des différents budgets, ils ont des problèmes, on ne peut pas compter sur eux. Nous devons lever les ressources internes. Nous sommes à 13% des pressions fiscales face à une moyenne régionale de 18%. La Guinée doit arriver à 18%. Quand le président me demande d'aller vite, parce qu'il a pris des engagements de sortir ce pays de l'extrême pauvreté à l'horizon 2024-2025. C'est une grande responsabilité. Cela signifie sortir 6 millions de guinéens de la pauvreté absolue. C'est cela le mandat qu'est le mien. Et j'y vais avec responsabilité, fermeté et engagement”, a-t-il martelé.

 

Abdoul Malick Diallo 

Pour Africaguinee.com 

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Créé le Lundi 18 janvier 2021 à 14:35