Témoignage émouvant de la veuve de Souleymane tué par balle à Bailobayah

Violences postélectorales
La veuve de Souleymane Bah
La veuve de Souleymane Bah

CONAKRY-Orphelin de père, Souleymane Bah âgé de 33 ans a été tué par balle la semaine dernière à Bailobayah, un quartier situé dans la préfecture de Dubréka. Son épouse que nous avons rencontrée, a exprimé sa vive consternation suite au meurtre de son conjoint, après seulement un an de mariage. Fatoumata Bah et sa belle-mère ne comptaient que sur Souleymane Bah.

Résidant au bord de la route le Prince, Souleymane Bah a été tué alors qu’il était sorti chercher du "Lafidi" pour son petit-déjeuner. Vêtue en tenue africaine et d'un foulard blanc à la tête, Fatoumata Bah est sous le choc depuis la perte de son bien-aimé.

«Le matin, il m’a remis 5000 GNF pour acheter du pain. Il est parti acheter du lafidi pour son petit-déjeuner. Après quelques heures, nous avons appris qu’on lui a tiré par balle. Nous sommes allés à la clinique où il était amené avec d’autres blessés. On a vu le corps de son ami, ensuite on a envoyé son corps. Cela fait un an que je suis mariée. Et voilà qu’ils ont tué mon mari. Je suis vraiment dépassée par le ce meurtre. Qu’est-ce qu’il a fait pour mériter la mort ? ", s'interroge madame Fatoumata Bah.  

La maman du défunt est également sous le choc. Elle pleure la perte de son unique fils. «Le matin j’ai réveillé mon fils pour la prière. Après il a remis 5 mille Gnf à sa femme pour acheter du pain pour son petit-jeuner avant de sortir. Quelques temps après, sa femme l’a appelé. Il lui a dit qu’il arrive. Quand il a commencé à durer, on a rappelé c’est un autre qui avait son téléphone et il nous a dit que Souleymane a été touché par balle.

C’est mon unique enfant. Ils m’ont dit que c’est des gendarmes qui ont tiré sur lui à l’épaule et la balle s’est logé dans le cœur. On l’a transporté dans une clinique à côté, il a rendu l’âme quelques temps après. C’est le seul fils que Dieu m’a donné. C’était un chauffeur et celui qui prenait soin de moi. Maintenant, je n’ai personne pour subvenir à mes besoins", s'alarme-t-elle.

A suivre…

Bah Aissatou

Pour Africaguinee.com

Tel: (00224) 655 311 112 

Créé le Samedi 31 octobre 2020 à 13:38