Guinée : les espoirs d'un apaisement avant la présidentielle s'amenuisent...

Guinée
Alpha Condé, président de la République de Guinée
Alpha Condé, président de la République de Guinée

CONAKRY- L'espoir d'un apaisement politique avant la présidentielle s'amenuise en Guinée. Sauf coup de théâtre, le président Alpha Condé sera choisi, le 06 août prochain, candidat du RPG arc-en-ciel à l'élection présidentielle du 18 octobre prochain, alors que ses adversaires réunis au sein du FNDC appellent à une nouvelle journée de mobilisation à Conakry.

Cette éventuelle candidature, synonyme d'un troisième mandat pour l'octogénaire, qui dirige les destinées de la Guinée depuis 2010, est vivement contestée en Guinée. Aussi bien au sein de la classe politique ou encore au sein de la société civile, les messages d'opposition à cette candidature fusent.

Outre le FNDC qui lutte depuis octobre dernier contre ce projet, ces derniers temps plusieurs structures politiques et sociales ont exprimé leur réprobation à un éventuel troisième mandat d'Alpha Condé. L'on peut citer par exemple les partis de l'opposition parlementaire, l'union nationale pour l'alternance et la démocratie (UNAD), sans compter les mobilisations au sein de la diaspora. 

Ce mercredi 29 juillet, une nouvelle coalition opposée au troisième mandat a vu le jour. Dénommée Alliance pour l’alternance démocratique (2AD), cette coalition a pour seul objectif : le « départ immédiat et sans délai » du Président Condé et l'ouverture d'une transition démocratique.

Après s'être doté d'une nouvelle constitution et d'une Assemblée Nationale sous son contrôle dans des circonstances chaotiques le 22 mars dernier, Alpha Condé a renforcé sa mainmise sur toutes les institutions républicaines du pays, à la veille de la présidentielle.

Si sa prochaine candidature au scrutin du 18 octobre est quasi-certaine, l'on se demande comment le chef de l'Etat va arriver à contenir la contestation qui ira sans doute crescendo dans les prochaines semaines en Guinée.

Après trois mois de trêve, le pays risque de replonger dans la violence d'autant plus que la communauté internationale qui aurait pu jouer les sapeurs-pompiers, est beaucoup plus préoccupée par la crise malienne. Dans ce contexte, on peut dire que les espoirs d'un apaisement s'aménuisent avant la présidentielle. 

A suivre…

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

 
Créé le Jeudi 30 juillet 2020 à 14:06