Guinée :Des tractations très "discrètes" pour une Présidentielle "inclusive"…

Crise guinéenne
De gauche à droite, Sidya Touré (UFR) Alpha Condé (PRG), Cellou Dalein Diallo, leader de l'UFDG
De gauche à droite, Sidya Touré (UFR) Alpha Condé (PRG), Cellou Dalein Diallo, leader de l'UFDG

CONAKRY-Comment désamorcer la crise guinéenne à la veille d’une présidentielle incertaine? Alors qu’un dialogue de sourds s’est instauré depuis plusieurs mois entre l’opposition et le Pouvoir d’Alpha Condé, les tractations continuent discrètement  pour tenter de rapprocher les positions.

Pilotées par la CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations-Unies, ces consultations ont pour but de renouer le fil du dialogue en vue de trouver un minimum de consensus pour aller aux élections présidentielles dans la sérénité.

Après avoir échangé avec les partis de la mouvance présidentielle et le FNDC la semaine dernière, les « médiateurs » de ces trois institutions se sont entretenus par visioconférence cette semaine avec la CENI (commission électorale nationale indépendante), l’institution en charge de l’organisation des élections, a-t-on appris.

De quoi a-t-il été question lors de ces discussions ? Rien n’a filtré pour l’instant. Joint par Africaguinee.com, le porte-parole de l’organe électoral guinéen, n’a pas souhaité commenter cette entrevue virtuelle, sans l’accord de la « Plénière ».

Pendant ce temps, les tractations se poursuivent. Nous avons appris que les « médiateurs » de la CEDEAO, de l’UA, de l’ONU vont également s’entretenir  avec les leaders religieux.

Si la mouvance se dit ouvert au dialogue sans poser de conditions, ce n’est pas le cas chez les opposants qui posent deux exigences majeures : le retrait officiel d’Alpha Condé dans la course à la présidentielle et l’annulation des élections controversées du 22 mars.

Le dossier guinéen est toujours observé de près par la communauté internationale qui ne souhaite pas revivre de nouvelles violences après le référendum qu’elle a elle-même contestée. 

Ce jeudi 08 juillet, le ministre français des affaires étrangères Jean Yves Le Drian a interpellé le Président Alpha Condé, déclarant que la France souhaite qu’il prenne des "initiatives pour apaiser la situation".

Pour le moment le gouvernement guinéen n’a pas réagi à cette invite de la France.  

Affaire à suivre…

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 655 311 112

 

 

Créé le Jeudi 09 juillet 2020 à 20:08