Sanou Kerfalla Cissé de l’Urtelgui précise : « J’ai été appelé par Damaro… »

Médias
Sanou Kerfalla Cissé, Président de l'URTELGUI
Sanou Kerfalla Cissé, Président de l'URTELGUI

CONAKRY-Le président de l'Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI) vient d’apporter des précisions autour de l’affaire de la diffusion d’un spot publicitaire du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution) dans certaines radios privées de la place. Une diffusion, qui, manifestement met mal à l’aise le Pouvoir de Conakry. 

Cité par Africaguinee.com dans un article relatif à cette affaire qui fait débat dans la cité, Sanou Kerfalla Cissé a expliqué sa démarche en tant président  de l’Urtelgui dans ce dossier. Voici ses explications. 

« J’ai été contacté par Damaro la semaine dernière en tant que président de l’URTELGUI. Je lui ai posé la question lui demandant les radios qui diffusent le spot. Il m’a dit que c’est Espace Fm et d’autres radios. J’ai appelé Lamine Guirassy (PDG du Groupe Hadafo Médias) auquel j’ai demandé de m’envoyer le spot. Il me l’a envoyé. Ensuite j’ai fait écouter le spot par une dizaine de professionnels de la communication. J’avais mon avis après avoir écouté le spot, un avis qui rejoignait ceux auxquels je l’ai fait écouter. 

J’ai dit à Lamine : ce n’est pas à moi de censurer un journaliste. Je ne te dirai pas d’arrêter la diffusion du spot, je ne te dirai pas non plus de continuer. J’ai ajouté que des gens disent que nous mettons le feu dans ce pays, surtout les journalistes de l’audiovisuel. Je lui ai dit que toi et moi, à part les nouveaux medias qui arrivent, il n’y a pas quelqu’un qui a investi plus de milliards dans ce domaine. J’ai perdu 2 milliards 500 millions d’investissement, aucun guinéen ne m’a apporté un centime. Je connais les violences parce que c’est une violence politique qui a détruit mon groupe de presse, mettant 100 jeunes au chômage.

Le mardi, j’ai été appelé par le ministre de la communication par l’intermédiaire  de  Cheick Ahmed Tidiane Diallo, chargé des relations extérieures du ministère. Connaissant que notre milieu est pourri, en y allant je me suis fait accompagner par Talibé Barry et par le secrétaire général de l’Urtelgui. Lorsqu’on est sorti de là, il était de mon devoir cette fois-ci de revenir encore vers Lamine. Pour nous éviter encore de nous réveiller à 4h du matin pour aller assister à des contrôles judiciaires, dans un souci de confraternité et de reconnaissance que j’ai vis-à-vis du doyen Diallo Souleymane pour avoir été mon unique patron dans les médias, je l’ai appelé aussi. J’ai mené la même démarche chez Souhel de Nostalgie parce que ce sont les trois radios qui diffusent le spot. Mais à eux tous, en leur parlant je dis : ce n’est pas à moi de censurer un journaliste en Guinée, ni de censurer un patron de presse

L’histoire a voulu que je sois là en tant que président de l’Urtelgui. En tant qu’ancien mon avis je le garde pour moi, je ne fais pas de commentaires. Mais on ne me dira pas un jour que je n’ai pas répercuté ce qui m’a été dit par nos partenaires. Voilà comment je suis arrivé dans cette affaire ».

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tel: (00224) 655 311 112

Créé le Vendredi 19 juin 2020 à 20:48

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