Cours à distance : Qu’en pense Aboubacar Soumah ?

Education
Aboubacar Soumah Secrétaire Général du SLECG
Aboubacar Soumah Secrétaire Général du SLECG

CONAKRY-Aboubacar Soumah, le Secrétaire Général du Syndicat Libre des Enseignants-Chercheurs de Guinée (SLECg) s’est montré très critique vis-à-vis des cours à distance initiés par le gouvernement guinéen en faveur des élèves candidats aux différents examens. Interrogé par Africaguinee.com, le leader de  la principale organisation syndicale de l’Education en Guinée a parlé de mesure discriminatoire.

« Si tous les élèves à tous les niveaux bénéficiaient de la même formation ça aurait été une bonne chose. Mais malheureusement, c’est une petite partie des élèves qui reçoit ces cours à distance-là au détriment d’une grande majorité. Moi je ne trouve pas l’opportunité de ce programme parce que les moyens logistiques que nous avons en Guinée, connaissant notre niveau de développement, nous ne pouvons pas se comparer aux autres pays. Même à Conakry ici, ce n’est pas tous les élèves qui pourront bénéficier de ces cours parce qu’il y a des délestages partout, le courant ne couvre pas entièrement toute la ville de Conakry.

En plus, ce n’est pas tous les parents qui ont les moyens d’avoir des postes téléviseurs ou des téléphones Android. Donc je trouve cela discriminatoire. Aujourd’hui je constate que le gouvernement à tendance à marchander l’éducation. Et c’est les pauvres qui vont en pâtir. C’est extrêmement grave. Actuellement ce sont les écoles privées qui travaillent, les écoles publiques même s’il n’y a pas cours ça n’intéresse pas le gouvernement.

Amon avis, en organisant ces cours à distance, c’est pour favoriser les enfants des riches au détriment des pauvres avec le seul but d’organiser les examens. Parce que les ministres ne profitent que sur les examens qui sont devenus une source d’intérêts. Ils détournent l’argent à partir de ces examens. Moi je ne trouve pas l’opportunité d’organiser les examens alors que les enfants des écoles publiques n’ont pas reçu les cours qu’il faut. Ils n’ont pas atteint les 40% de l’évolution du programme », a dénoncé le Secrétaire Général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG).

A suivre…

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le Mardi 05 mai 2020 à 13:34