Acte2 de la résistance active: Comment l’appel du FNDC est suivi à Conakry?

Manifestation contre le projet de nouvelle constitution
Tronçon Lambanyi Kaporo
Tronçon Lambanyi Kaporo

CONAKRY-Après une première journée dénommée « résistance active » particulièrement agitée qui s’est soldée par deux morts, le FNDC a appelé tous ses membres et sympathisants à intensifier les actions de résistance ce mardi 14 janvier 2020 sur toute l’étendue du territoire national. Nos constats dans la matinée à Conakry.

La vie reprend peu à peu à Conakry notamment sur l’autoroute le Prince émaillée par des scènes de violences toute la journée d’hier. Ce matin la circulation reprend petit à petit. Selon nos constats, quelques taxis et des véhicules personnels circulent sur le tronçon Cosa-Bambéto.  Les citoyens vaquent librement à leurs occupations mais les boutiques et magasins qui font face à la grande voie sont fermés.  Les traces des violences d'hier sont visibles sur la chaussée.

Sur l’axe du nord Lambanyi-Kipé, l'appel lancé par le FNDC à continuer le combat est moins suivi qu’hier. Dans la matinée de ce mardi, la circulation est très dense sur le tronçon Enco 5-Kaporo, les activités ont plus ou moins repris. Les banques, les stations services et quelques commerces sont ouverts, mais la clientèle se fait désirer. Sur tous les grands carrefours, on remarque la présence des forces de l'ordre.

Au Marché de Entag, dans la commune de Matoto, plusieurs boutiques et magasins sont fermés. Mais quelques étalagistes sont assises devant leurs étals attendant des clients. La circulation est fluide sur cette voie.

La première journée de la résistance active s’est soldée par deux morts et des dégâts matériels importants. Le FNDC a demandé à la poursuite de la mobilisation.

« Aux quelques villes du pays qui n’avaient pas pu manifester, de rejoindre la dynamique collective pour qu’ensemble nous puissions inverser le destin de notre Nation. C’est maintenant ou jamais, donc aucun sacrifice n’est de trop pour rendre à notre pays sa dignité. C’est maintenant ou jamais, donc aucun sacrifice n’est de trop pour rendre à notre pays sa dignité», lancent les opposants.

La rédaction

Créé le Mardi 14 janvier 2020 à 11:33