Embouteillages à Conakry: des citoyens se fâchent contre le gouvernement

Visite d'Etat d'Ahmed Abyi à Conakry
Embouteillages à Conakry
Embouteillages à Conakry

CONAKRY-Certains ont dû rater leur vol, d’autres ont manqué leur rendez-vous, sans compter les malades qui n’ont pas pu se rendre à l’hôpital ! Depuis hier soir, certains citoyens de Conakry traversent un calvaire qui ne dit pas son nom. Et pour cause : la Transversale numéro 2 qui relie la corniche nord à l’aéroport sur l'autoroute est constamment bloquée pendant des heures à cause l’arrivée du premier ministre d’Ethiopie Ahmed Abyi à Conakry. Conséquences : des embouteillages à n’en pas finir se créent aux heures de pointe sur les principales axes routiers.

Des policiers, gendarmes et même des bérets rouges sont postés tout au long de la T2 pour veiller au grain. Pendant ce temps, de nombreux usagers sont bloqués pendant plusieurs heures  dans un embouteillage monstre. Rencontré en train de marcher sur le trottoir, ce citoyen déplore le comportement du gouvernement.

« J’ai fait plus de 2 heures de Enco 5 à Bambeto. Finalement, je suis obligé de marcher pour voir si je peux traverser le carrefour Bambéto pour chercher à prendre une moto, parce que je suis en retard. Je dois me rendre en ville pour travailler.  C’est vraiment difficile. Nous souffrons. Le gouvernement ne devrait pas prendre ce dispositif en mettant ces barrages pour empêcher la circulation pendant des heures sachant que les gens doivent se rendre à leur lieu d travail», a regretté Toumani Doumbouya.

Même cri de cœur chez Mamadou Saidou Sow conducteur de taxi qui affirme n'avoir pas travaillé aujourd’hui à cause du blocage des routes.

« Quand tu as un passager malade qui doit aller à l'hôpital, il risque de mourir. Le gouvernement doit faire attention et prendre soin de sa population. Depuis 7h je suis garé à cause des embouteillages. Si je travaillais depuis le matin, j’aurais pu avoir à l'heure actuelle 100 mille francs guinéens. Mais il est 13 heures, je n’ai toujours rien dans ma poche. On a bloqué la route, le gouvernement doit arrêter de faire souffrir sa population. Le Président Alpha Condé doit revoir cette situation », interpelle Monsieur Sow assis dans son taxi.

Bah  Aissatou

Pour Africaguinee.com

Tél : (+224) 655 31 11 14

Créé le Mercredi 08 janvier 2020 à 16:28