Liberté provisoire accordée aux leaders du FNDC: Qu’en pense Cellou Dalein Diallo ?

Interview
Cellou Dalein Diallo, leader de l'UFDG
Cellou Dalein Diallo, leader de l'UFDG

CONAKRY-Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne vient de réagir suite à la libération provisoire accordée aux responsables du Front National pour la Défense de la Constitution.

Si le leader de l’UFDG se réjouit de cette libération, il souligne cependant que c’est le non-lieu qui devrait être prononcé par la Cour d'Appel. Peut-son s’attendre à l’arrêt des manifestations après « cette première victoire » dans la bataille que mène le FNDC ? L’ancien premier ministre a tranché. Cellou Dalein Diallo s’est confié ce soir en exclusivité à Africaguinee.com.

AFRICAGUINEE.COM: Les responsables du  FNDC ont bénéficié ce jeudi 28 novembre 2019 d’une liberté provisoire. Comment avez-vous accueilli cette nouvelle ?

Si je me réjouis de la libération de mes camarades, je déplore cette décision de leur accordé seulement une liberté provisoire alors que normalement c’est un non-lieu. Parce qu’ils n’ont rien commis comme délit. Ils ne devraient pas faire l’objet d’abord  d’arrestation, ensuite de cette condamnation en première instance. J’espérais qu’en appel, le tribunal allait tout simplement constater le non-lieu parce que le délit n’est pas constitué.  Les avocats l’ont éloquemment prouvé.

Tout de même est-ce première victoire dans le combat que vous menez ?

Oui je me réjouis qu’ils recouvrent leur liberté, qu’ils puissent retrouver leur famille, mais je suis choqué par le refus de la justice de dire le droit.

Est-ce que si cette liberté provisoire débouche sur une liberté définitive, cela pourrait vous amener à marquer un coup d’arrêt des manifestations ?

Nous manifestons pour exiger le respect de la constitution. On n’a pas besoin d’une nouvelle Constitution. Maintenant ils ont été arrêtés, donc leur libération était devenue une seconde revendication suscitée par leur kidnapping et leur détention. Mais je dis que cette libération même définitive ne changera pas notre position par rapport au projet de changement de Constitution.

Voulez-vous dire que tant que le Chef de l’Etat ne renonce au projet de nouvelle Constitution, les manifestations ne s’arrêteront pas ?

Absolument !

 

Entretien réalisé par Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 655 311 112

Créé le Jeudi 28 novembre 2019 à 20:29