Infrastructures routières: Moustapha Naïté satisfait de l'évolution des travaux en cours...

Infrastructures routières en Guinée
Moustapha Naité, ministre des Travaux Publics
Moustapha Naité, ministre des Travaux Publics

LINSAN-Après l’étape de Haute Guinée et de la moyenne Guinée, le ministre guinéen des travaux publics et sa suite ont visité ce lundi 25 novembre 2019 la route nationale N°1 Coyah-Mamou-Dabola.

Ce tronçon long de 355 km est réalisé sur un financement de 357 millions d’euros dans le cadre de l'accord cadre que la Guinée a eu avec la Chine. Après avoir visité toutes les bases vies sur le long de cette route et les réalisations qui sont en train d’être effectuées, Moustapha Naïté s’est dit être satisfait de constater que les travaux avancent à grands pas.

Lancés par le Président Alpha Condé au mois de décembre 2018, les travaux de la reconstruction de cette route connaissent  aujourd’hui une avancée significative. D’où la satisfaction du chef du département des travaux publics.

« C’est un chantier qui a démarré, il y a pratiquement un an. Aujourd’hui nous sommes heureux de constater que le travail avance et que les bases vies sont pratiquement toutes installées. Les matériels roulants et engins dont l’entreprise a besoin, dont plus de 500 camions sont déjà sur le terrain. L’effectif du personnel guinéen et chinois évalué à plus de 1 100 personnes qui sont déjà sur le terrain. Nous sommes heureux de constater que le travail avance au niveau des deux grandes sections. De Coyah jusqu’à Mamou et de Mamou jusqu’à Dabola. Pour l’instant, la partie qui est très bien avancée c’est la première section. Nous avons mandaté l’entreprise de commencer prioritairement au niveau du pont de Linsan »,  expliqué Moustapha Naïté avant de détailler l’importance de la déviation qui est en train d’être construite du côté de Linsan.

« Je rappelle que cette nouvelle tracée à la rentrée de Linsan long de 6 km va dévier le centre-ville pour que dorénavant on ait moins d’embouteillages où souvent le trafic est interrompu à cause de l’envahissement de la chaussée par les riverains. Donc une plateforme de 10 mètres avec des accotements de 1,5 mètres de part et d’autre va être construite. Je dois dire que je suis satisfait de ce que je vois ici. Nous sommes en train de développer aussi avec l’entreprise conseil pour voir comment offrir des opportunités de formation aux étudiants sur les chantiers », a-t-il ajouté.

Au niveau de cette déviation de Linsan, Moustapha Naïté a annoncé qu’un grand pont est en cours de construction. Ce nouveau pont qui est en train d’être construit au niveau de la déviation de Linsan est long d’environ 75 mètres linéaire avec 18 pieds qui vont de 18 à 20 mètres avec 4 travées. Selon le ministre de travaux, d’ici 2 ou 3 mois l’ouvrage sera complètement terminé.

« Dans le cadre de ce projet, nous avons demandé prioritairement que l’entreprise se penche directement sur la réalisation  de cet ouvrage de Linsan pour que d’ici la prochaine  saison des pluies qu’on n’ait cet ouvrage disponible.  C’est ce travail qui est en train d’être fait et nous sommes heureux de constater que ça évolue très bien », s’est réjoui le ministre des travaux publics.

La route nationale N°1 Coyah-Mamou-Dabola a d’une importance capitale. Au-delà de la densité du trafic, elle a  aussi un impact économique très important pour le pays. Ce tronçon à lui seul relie la capitale Conakry à toutes les quatre régions naturelles. En plus, plusieurs pays de la sous-région utilisent cette route pour transporter leurs marchandises via le port autonome de Conakry.

« La nationale N°1 est la route à partir de laquelle, les autres prennent leur embranchement. Je rappelle que c’est une route qui va vers des pays enclavés comme le Mali et le Burkina-Faso. La vision du Chef de l’État est de faire en sorte que les routes permettent le développement économique du pays. Sans route, il n'y a pas de développement. Vous avez le trafic journalier qui dépasse les 20 000 véhicules par jour, ça explique l’impact économique de cette route qui va permettre de renflouer nos caisses. Parce que le port naturel des pays enclavés comme le Mali, le Burkina c’est Conakry. Donc avec cette route où le tracé a été amélioré par endroits, forcément nous aurons une augmentation extraordinaire du trafic qui va générer des recettes pour les finances publiques », a expliqué Moustapha Naïté.

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

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Créé le Mercredi 27 novembre 2019 à 8:38