Guinée: Les choses s’accélèrent pour Abdourahmane Sanoh et compagnie

Arrestation des responsables du FNDC
Des responsables de la coordination du FNDC
Des responsables de la coordination du FNDC

CONAKRY-Les choses s’accélèrent pour les responsables du front national pour la défense de la Constitution (FNDC) arrêtés samedi dernier dans la banlieue de Conakry.

Abdourahmane Sanoh, le coordinateur du Front et ses compagnons Ibrahim Diallo, Bill de Sam, Bailo Diallo, ont été inculpés ce lundi pour incitation à la violence et placés sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry.   

Quant à Sékou Koundouno et Abdoulaye Oumou Sow ils ont été déférés ce mardi 15 octobre 2019 au parquet du tribunal de première instance de Dixinn.

Leur avocat  maitre Salifou Béavogui a confié que leur procès pourrait s’ouvrir demain mercredi au  TPI de Dixinn, précisant que ses clients sont poursuivis dans le cadre d’une procédure de flagrant délit.

Sur la scène nationale et internationale, les condamnations se multiplient par rapport à ces arrestations. C’est le cas de cette ONG International de Tournons La Page.

Les arrestations de 8 membres du Front National de la Défense de la Constitution (FNDC) samedi 12 octobre constituent une nouvelle étape franchie par le pouvoir guinéen dans sa tentative de museler toutes les voix critiques à l’encontre des velléités de changement de la constitution pour assurer un 3e mandant au Président Alpha Condé. Alors que les citoyens sont appelés à descendre dans les rues ce lundi 14 octobre, … associations exigent la libération des militants et une condamnation de la part des partenaires internationaux de cet acte arbitraire.

Depuis ce samedi12 octobre 2019 matin, au moins huit(8) membres du Front National de la Défense de la Constitution (FNDC) de Guinée dont le Coordonnateur de la Coalition Tournons La Page, Ibrahima Diallo, ont été arbitrairement arrêtés par les forces de sécurité au domicile du Coordonnateur du FNDC, AbdourahamaneSano. Ces arrestations interviennent alors que des manifestations sont envisagées ce lundi 14 octobre afin de dénoncer le projet de modification de la Constitution permettant au Président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir pour un 3e mandat consécutif.

D’abord, le vendredi 11 octobre 2019 vers 20h, alors que le Coordonnateur du FNDC animait une rencontre avec ses collègues quand un groupe de policiers et de gendarmes à bord de 4 véhicules s’est posté devant son domicile. Après une alerte sur les réseaux sociaux, les forces de l’ordre ontquitté les lieux quelques minutes plus tard. La rencontre qui était prévue dans la soirée du vendredi a donc été reportée au samedi matin. Lors de cette nouvelle réunion, des éléments des forces de sécurité encagoulées ont fait irruption et ont mis aux arrêts les 8 membres du FNDC présents.

Cette répression à quelques jours de la manifestation contre la modification constitutionnelle témoigne d’une volonté de dissuader les citoyens désireux de se joindre à l’appel du FNDC et des organisations de la société civile. Cet acte arbitraire illustre l’escalade politique en cours en Guinée et fait également craindre une répression des manifestations à venir.

Nous, … associations d’Afrique et d’Europe, solidaires du FNDC et des citoyens guinéens désireux de vivre la première alternance démocratique en Guinée :

Demandons la libération immédiate et sans conditions des huit personnes arbitrairement arrêtées et demandons le respect des droits fondamentaux des militants pendant leur détention ;

Demandons au gouvernement guinéen et aux autorités administratives compétentes de respecter le droit constitutionnel à manifester pacifiquement ;

Exigeons de la CEDEAO et de l’Union Africaine(UA) qu’elles fassent respecter le protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance de la CEDEAO et la Charte Africaine de la Démocratie de l’UA, qui consacrent la limitation des mandats présidentiels dans les Constitutions ;

Interpellons les partenaires extérieurs de la Guinée, en premier lieu l’Union Européenne et ses Etats-membres, sur le risque pour la stabilité que la crise actuelle fait peser sur la Guinée et la sous-région et la nécessité de faire pression sur le Président Alpha Condé pour que cette crise cesse ».

A suivre…

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

 

Créé le Mardi 15 octobre 2019 à 12:08