Manifestation du 14 octobre en Guinée: Qu’en dit le ministre Keira?

Manifestation contre le projet de nouvelle constitution
Alpha Ibrahima Keira, Ministre de la Sécurité et de la protection civile
Alpha Ibrahima Keira, Ministre de la Sécurité et de la protection civile

CONAKRY- Alors que la manifestation annoncée pour ce lundi 14 octobre suscite des inquiétudes, le Ministre guinéen de la Sécurité a pris un engagement. 

Alors que la psychose grandit dans la cité, le ministre de la Sécurité Alpha Ibrahima Keira qui a été interrogé ce mardi 8 octobre 2019 par un journaliste d’Africaguinee.com, a été clair. Le Chef du Département de la Sécurité et de la protection civile garantit que L’Etat fera son travail.

« L’Etat fera son travail. Ne vous en faites pas », a averti le ministre de la Sécurité et de la protection civile.

En Guinée, le climat politique se crispe à deux mois des législatives du 28 décembre et à un an de la présidentielle de 2020. Les discours politiques sont devenus de plus en plus violents depuis quelques mois entre la mouvance présidentielle et l’opposition. En toile de fond, il y a la question liée au projet controversé de référendum constitutionnel, censé ouvrir la porte d’un troisième mandat.  Mais les tensions mêlées de psychose se sont davantage exacerbées depuis ce 7 octobre lorsque le FNDC a appelé à des manifestations continues dans tout le pays. Alors que le parti au pouvoir parle d’appel à l’insurrection, il y a de forts risques à craindre des débordements.

Comment les éviter ? « C’est aux organisateurs d’une manifestation de prendre des dispositions pour éviter des débordements », tranche le ministre de la sécurité, précisant que l’appel du FNDC ne le préoccupe guère. « Ça ne me préoccupe pas. Je m’occupe du développement du pays », martèle Alpha Ibrahima Keira.

En prélude à ces manifestations contre le troisième mandat appelées par le FNDC, certains leaders de l’opposition dénoncent déjà des manœuvres visant à agresser physiquement des responsables politiques. Rumeur ou réalité ? Depuis hier, la toile continue de s’enflammer.  Mais pour le ministre de la sécurité, il y a des voies de recours.

« Ils ont des voies de recours. S’ils sont visés, ils n’ont qu’à dénoncer les gens. On est dans un Etat de droit. La preuve de l’accusation incombe à l’accusateur », a tranché le ministre Keira.

A suivre…

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

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Créé le Mardi 08 octobre 2019 à 18:38