Législatives du 28 décembre : Des couacs signalés à Nzérékoré…

Élections législatives

NZEREKORE-Alors que les opérations de révision du fichier électoral viennent d’être lancées, les esprits commencent à s’échauffer à Nzérékoré, la plus grande agglomération de la Guinée forestière. Des couacs ont été signalés çà et là. 

Plusieurs membres des CAERLES (Commission Administrative d’Etablissement et de Révision de la Liste Electoral), menacent déjà de boycotter le processus. C’est le constat fait sur le terrain par un de nos reporters. Ces menaces font suite aux difficultés auxquelles ils disent être confrontés depuis le début de la formation a-t-on appris.

Un membre d’une CAERLE, que nous avons interrogé, exprime ses préoccupations. 

« Pour cette première journée, les gens ne sont vraiment pas informés. Aujourd’hui, nous n’avons pas connu d’engouement par rapport à l’activité. Autre chose, c’es la situation des primes. Depuis la formation, nous avons été confrontés à ce problème. Dès le premier jour de la formation, ils devaient nous dire que nous n’aurions pas de prime. Mais ils ne l’on pas fait. Cependant d’autres avaient pris des dettes pour participer à la formation pensant qu’ils allaient gagner plus, après la formation. Deux jours après, nous étions étonnés de nous retrouver avec  50.000fg par individu. Ils devraient nous informer à temps. En plus, les plats n’étaient pas du tout satisfaisant », déplore Tolno David, représentant l’opposition.

Il lance un appel aux autorités en charge du processus électoral de respecter leur engagement. « Le dernier jour de la formation, certains membres de la CENI nous ont fait comprendre que la restauration sera pris en charge pendant  le déroulement de l’identification et l’enrôlement des 25 jours. Ils nous avaient également promis qu’ils allaient nous informer du montant qu’on allait percevoir  d’ici la fin des activités. Chose qui n’a pas été faite. Donc ils n’ont qu’à respecter leur engagement. Si non on risque de boycotter tout », menace ce citoyen.

Au niveau de la mouvance, les mêmes problèmes sont signalés par un des membres d’une CARLE. 

 ‘’Nous sommes là en train de travailler sans savoir réellement après le travail combien nous allons gagner. Et depuis le matin, même une tasse d’eau, nous n’avons pas bénéficié encore. Nous sommes là comme ça et nous n’avons rien compris au juste. Après cette première journée, si vraiment nous ne comprenons rien, nous allons essayer de voir ce qu’il faut demain parce qu’on ne peut pas travailler dans le flou‘’, a averti Félix Camara, membre d’une CARLE et représentant la mouvance.

A part ces difficultés, d’autres problèmes sont aussi signalés. C’est l’absence de certaines fiches d’identification. Au dire de cette présidente d’une CARLE de Nakoyakpala, certains citoyens venus avec leurs cartes, ne parviennent pas à retrouver leur fiche. « Nous constatons l’absence de quelques fiches. Les formulaires d’identification individuelles, il ya d’autres qui manquent. Puisqu’il y a des individus qui viennent avec leur carte, on ne trouve pas leur fiche pendant qu’ils sont du secteur qui relève de notre zone. Mais tout de suite, nous avons été informés qu’un des chauffeurs a subi un accident en cours de route. Chose qui aurait engendré l’endommagement de certaines fiches. Donc ils sont en train de reprendre ces fiches », confie madame Kourouma Moussokoro, présidente d’une CAERLE de Nakoyakpala.

Pendant ce temps, la CEPI de Nzérékoré rassure que tout se passe bien sur le terrain même s’il ya des petites anomalies constatées. ‘’O n a ouvert un cahier dans lequel nous avons mis des réserves. Ça veut dire les gens qui vont refuser d’aller dans les CAERLES, nous allons directement procéder aux remplacements de ces personnes à partir de ce cahier. C’est pour dire que c’est un processus qui ne doit pas s’arrêter.  Par rapport aux difficultés, il n’y a pas de fausse note majeure. C’est qu’ils devaient imprimer les fiches d’identifications par secteurs et par CAERLES. Mais ils ont réussi à faire par quartier, mais à l’intérieur des quartiers, les secteurs, sont mélangés. Maintenant le premier boulot hier, c’est ce que tous les membres des CAERLES ont fait. Ils ont pris la journée d’hier pour essayer de classer par secteur et je pense qu’aujourd’hui cela est déjà fait. Je veux les rassurer d’aller dans les CAERLES. Puisque le traitement va être national, aucune commission ne va être allégée », rassure Madame Lamah Lopou Françoise présidente de la CEPI de Nzérékoré. 

 

SAKOUVOGUI Paul Foromo

Correspondant régional d’Africaguinee.com

A Nzérékoré

Tél : 00224 628 80 17 43

Créé le Samedi 05 octobre 2019 à 17:18