B.D a-t-il promis un cadeau au "violeur" de sa femme? (de nouvelles révélations)

Affaire viol à Mali
Image d'illustration
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MALI- L’affaire du viol d’une femme mariée dans la sous-préfecture de Dougountounni à Mali n’a pas fini de livrer de ses secrets. Alors que la présumée victime, A.C.S accuse son mari d’avoir  accentué sa peine en la répudiant, B.D l’époux vient de faire de nouvelles révélations sur cette affaire. Celles-ci contredisent  les explications d’ASC. Exclusif !!!

AFRICAGUINEE.COM : Votre femme aurait été victime d’abus sexuel au village. Mais certaines langues fourchues racontent que vous seriez contents de cette mésaventure et que vous auriez même promis un cadeau au présumé violeur. Parlez-nous-en !

B.D : Pour cette affaire, ma femme elle-même ne m’a pas encore appelé pour me dire quoi que ce soit. J’apprends à travers des gens qu’un cousin, (le fils à la jeune sœur à ma mère), selon les explications, a frappé ma femme et l’aurait violé. J’attendais à ce que ma femme m’appelle pour m’informer officiellement afin que je puisse prendre des mesures. Tous ces jours, elle ne m’a encore rien dit.  C’est des appels extérieurs que je reçois me demandant de quoi il s’agit.  Je leur réponds que je ne sais rien d’abord puisque ni ma femme, ni le frère accusé ne m’ont dit quelque chose autour de cette affaire.

Certains disent vous aviez coupé la parole à votre femme avant cette affaire. Qu’en est-il ?

On parlait parfois et je l’envoyais de l’argent en guise de dépense. Je ne l’avais pas coupé la parole du tout mais parfois avec les tensions entre nous autour de certains faits, je décidais de la tourner parfois le dos dans l’espoir qu’elle va changer son comportement que je ne digère pas. Ce n’est pas une guerre interne parce que tout mon rôle lié à la dépense familiale, je l’assume,  je l’appelle aussi. Je n’ai pas coupé la communication. En guise de sanction, un mari peut couper la parole à sa femme pendant un moment. Mais j’ai compris qu’elle ne change pas, sinon des situations comme ça elle devrait m’expliquer au lieu que j’apprenne à travers les gens. Son grand-frère m’a expliqué ces derniers jours un peu la situation. Abdoul Salam aussi le présumé violeur quand il a échappé aux gendarmes, il m’a donné aussi une version.

Qu’est-ce qu’il vous a dit ?

C’est vrai ce que je vous dis. Il m’a appelé sur Messenger on a parlé près d’une heure. Il m’a dit : tu as entendu les accusations de ta femme à mon endroit ? Je lui ai répondu je ne suis pas au courant elle ne m’a rien dit d’abord. Mais comme c’est entre vous deux explique-moi ta version. Il me dit que tout a commencé  l’année dernière quand il a croisé une fois ma femme de retour de chez son copain dans le village de Diohèrè. Ce jour, selon lui, il a pris ma femme pour lui dire qu’il va m’appeler au téléphone afin qu’elle-même me dise ce qu’elle est en train de faire de mauvais dans le village, c’était à l’aube. Toujours selon lui, ma femme lui a présenté des excuses pour ne pas qu’il m’informe. Ce jour, il l’a libéré en l’intimant de ne plus aller voir des hommes dans son village là-bas.

La semaine dernière, ils se sont croisés encore tôt le matin devant son café. Ce jour, d’après ce qu’il m’a dit, il était au chevet de sa femme malade à l’hôpital et qu’il était revenu à 6 heures chauffer de l’eau pour retourner à l’hôpital. Quand il a croisé ma femme, il lui a dit d’où viens-tu à cette heure ? Ma femme lui aurait dit que ça ne te regarde pas. Selon lui, il a décidé de la retenir pour m’appeler au téléphone surtout que l’année dernière il l’avait pardonné avec l’engagement qu’elle ne va plus rependre son infidélité. Labbo, le jeune qu’elle fréquente aussi dans ce village est un autre cousin. Ce jour, elle a passé la nuit là-bas. C’est un jeune-frère qui me fréquentait beaucoup  avec son ami lorsque j’étais au village. Ma femme est plus âgée que lui. Selon le frère, c’est dans ce tiraillement de vouloir m’appeler que ma femme l’aurait mordu à la main. Du coup, lui aussi a donné une paire de gifle. C’est comme ça qu’ils se seraient quittés. Après elle est partie voir la gendarmerie pour dire qu’elle a été frappée et violée par Abdoul Salam. Je ne fais que vous répéter les propos du jeune-frère que je ne prends pas pour argent comptant. C’est suite à ça qu’il dit avoir été arrêté par la gendarmerie.  

Monsieur Diallo on dit que les habits déchirés de votre femme ont été déposés à la gendarmerie en guise de preuve…

Je ne défends pas le frère, je n’exclue pas qu’il y aurait eu abus sexuel, je vous ai rapporté la version du jeune incriminé. Je suis au Sénégal, je ne sais rien vraiment. J’attendais à ce que ma femme m’explique avant que les rumeurs et toutes ces extrapolations ne prennent les devants.  Même ici on m’a fait savoir qu’elle sort avec le petit chez lequel elle était partie. L’information que j’ai reçue indique qu’elle est partie passer la nuit chez ce jeune. Et que  c’est à son retour le matin qu’elle a croisé mon  cousin Salam. Avant même l’incident entre les deux, j’ai reçu plusieurs informations concordantes comme quoi elle voit le jeune Labbo. Donc ça ne date pas d’hier.  

Avant que votre femme ne revienne au village en provenance de Dakar, l’aviez-vous soupçonné d’infidélité ?

Je peux vous dire, le temps qu’elle a passé auprès de moi à Dakar on ne s’entendait pas. Je l’ai renvoyé pour voir si elle va changer. Dans des situations pareilles, quand tu te plaints, ses parents doivent te prendre au sérieux, mais c’est le contraire. Quand  tu les préviens, ils ne considèrent que la version de leur fille au détriment de ce que tu dis. C’est pourquoi je lui ai dit de rentrer au pays, parce qu’au Sénégal il y a la loi, s’il y a un problème ils iront jusqu’au bout. Tout ça c’est pour éviter des problèmes. Je lui avais dit de rester au village, si elle change pour faire ce que je veux et rester derrière moi, elle peut revenir. A défaut qu’elle reste là-bas. La consigne était simple, c’était de m’appeler dès qu’elle s’engage à changer, je la ramène aux côtés de moi.

Revenons à la question, est-ce que vous-mêmes avez pris votre femme dans un acte d’infidélité à Dakar avant de la ramener au village ?

Je ne l’ai pas pris moi-même, je ne dois pas l’accuser aussi. Mais un de nos parents est allé la surprendre dans une affaire de cette nature,  elle a nié. Je suis resté silencieux, j’ai mené mes propres investigations je me suis rendu compte que c’est juste. Elle l’a fait et c’est à plusieurs reprises. Un jour, l’un des hommes qu’elle fréquente racontait ce qui se passe entre lui et ma femme à un frère sans savoir que c’est un parent. Du coup ce frère a réagi. Ils en sont arrivés aux mains. Moi-même j’avais fait l’intervention entre les deux. C’est par après que j’ai compris que c’était à cause de ma femme qu’ils se sont battus. Depuis, ce jeune en question se cache, il cherche à m’éviter à tout prix. Tout ça ce n’est pas des belles manières.  

Votre femme vous accuse d’avoir envoyé votre mère pour récupérer vos enfants. Est-ce vrai ?

Jamais je n’ai envoyé ma mère chercher mes enfants, mais je savais en apprenant l’incident au village elle partirait voir ma femme. J’ai juste dit à ma mère d’aller écouter attentivement pour savoir  la vérité dans cette affaire surtout que la gendarmerie a été saisie. D’ailleurs ma mère est partie la voir sans m’informer. Alors comment je peux lui donner des instructions ? C’est mon grand-frère qui m’a informé qu’elle est partie avec ma sœur, c’est suite à ça que je lui ai dit de faire attention aux réactions.

Ils m’ont accusé gratuitement. Je n’ai pas dit à ma mère d’aller reprendre les enfants. Ils disent aussi que je suis prêt à récompenser celui qui est accusé d’abus sexuel sur ma femme. Tout ça, c’est eux qui racontent, moi je l’ai envoyé au village pour qu’elle change rien d’autre. Il y a des gens qui la photographient dans des positions indignes au village et m’envoient les images. J’ai coupé la parole à beaucoup de personnes à cause de ça. Malheureusement elle ne change pas. Tous les jours  ses problèmes me trouvent ici. Ce n’est pas joli. Une personne surtout une femme doit avoir le respect pour soi-même.  Je vous jure avec son comportement, même si elle quitte chez moi pour épouser un autre homme,  elle ne s’entendra pas avec lui parce que personne ne peut supporter cela. Je me résigne tout simplement parce que nous avons 4 enfants ensemble. Même si je parle ma mère me dissuade. Si elle change, c’est ma femme. Pour l’instant je la laisse au village pour ne pas qu’elle vienne me créer des problèmes ici. Qui n’aime pas sa femme ? Chacun aime mettre sa femme devant. Si vous la rejetez, c’est qu’il y a un problème.

Le simple fait de ne pas m’informer jusqu’à présent de cette affaire laisse des doutes. J’avais dit à Abdoul Salam qu’il n’est pas fou pour abuser de ma femme. Je crois quand le jeune a voulu me parler au téléphone, il fallait créer tous les problèmes pour noyer le poisson. Sinon elle pouvait m’appeler directement à la même heure pour me dire que Salam m’a frappé et a déchiré mes habits avant d’aller à la gendarmerie. Ensuite elle se permet d’appeler les radios pour en parler.  

En toute conscience vous n’avez pas une fois refusé de décrocher son appel ?

Elle n’a pas appelé, j’ai deux téléphones. Celui que j’utilise pour les appels directs est toujours dans ma poche qui est toujours en marche, je vous dis qu’elle n’a pas appelé. Pour preuve, elle est toujours en ligne sur les réseaux sociaux. Mais depuis le problème elle ne m’a pas appelé pas encore. Ça veut dire qu’elle ne m’accorde point d’intérêt sinon elle aurait dû m’appeler. C’est pourquoi je traine le pas à l’appeler.  

Avez-vous rencontré votre belle-mère à Dakar pour aborder le sujet avec elle ?

Oui j’ai rencontré sa mère ici. J’avais même un colis pour ma femme que sa mère devrait envoyer avec elle. Ce jour quand je suis arrivé, je lui ai dit que j’ai appris que ma femme et Salam ont un problème, elle me répond que c’est moi qui l’informe. J’ai présenté des excuses avant de lui faire la remarque qu’avec tout ce bruit, elle ne peut rester sans entendre. Du coup, elle me dit : c’est toi qui as ordonné la libération de Salam. Je lui ai fait savoir que je n’y suis pour rien. C’est plutôt le frère à ma femme qui m’a raconté une chose, mon frère à moi m’a raconté à son tour autre chose. Elle a insisté encore pour dire que j’ai promis à Salam des cadeaux, j’ai demandé aux gendarmes de le libérer (…).Donc nous sommes à ce niveau.

Interview réalisée par Alpha Ousmane Bah

Pour Africaguinee.com

Tel : (+224) 664 93 45 45

Créé le Mardi 17 septembre 2019 à 9:58

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