Gouvernance locale : Aide et Action Guinée appuie plusieurs organisations de la société civile…

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CONAKRY-L’ONG de développement Aide et Action Guinée s’implique davantage dans la qualification de la Gouvernance locale. Ce lundi 13 mai 2019, son siège sis à Kipé dans la commune de Ratoma a servi de cadre à la signature de huit conventions de sous-subventions d’une valeur de 627.000.000 GNF. Ce montant est alloué dans le cadre du projet « Suivi citoyen de l’action publique et gouvernance locale participative » (SCAP-GLP). 

Destinées à sept collectifs d’organisations de la société civile des régions de Boké, Faranah, Kankan, Kindia, Labé, Mamou, N’Zérékoré ainsi qu’à la plateforme d’information et d’action pour la dette et le développement (PIADD), ces sous-subventions visent d’une part à permettre aux bénéficiaires de renforcer l’implication des populations dans la gouvernance des collectivités, d’autre part à améliorer la transparence et la redevabilité de la gestion des ressources publiques. 

« Ce projet vise à renforcer les compétences de sept collectifs d’organisations de la société civile dans les sept régions administratives et la plateforme d’information et d’action pour la dette et le développement afin qu’au niveau local, les collectifs soient capables d’apporter un appui aux populations, aux organisations locales à réaliser le suivi-évaluation participatif. C’est une démarche qui permet aux populations des collectivités de questionner les services qui leur sont offerts tous les trois mois. De ce suivi-évaluation sortira un plan d’amélioration », a expliqué Mouctar Diallo, le Directeur Pays d’Aide et Action Guinée. 

Ce soutien apporté aux organisations de la société civile permettra aux citoyens des collectivités bénéficiaires de faire connaitre leur avis sur toutes les questions relevant de la compétence de la collectivité. Des outils simples, efficaces et accessibles ont été développés dans ce projet mettront le citoyen au cœur de la gouvernance locale. C’est pour répondre à cette exigence fortement soutenue par les pouvoirs publics à travers l’agence nationale de financement des collectivités locales (ANAFIC), que Aide et Action, avec l’appui de l’Union Européenne, accompagne ces organisations de la société civile.  

« Nous estimons que ces sept collectifs d’organisations  de la société civile seront capables de dupliquer ces formations à l’échelle de toute la région. Dans cette première phase avec l’appui de l’Union Européenne d’une enveloppe de 300.000 euros, c’est deux collectivités qui seront touchées par région administrative », a ajouté le Directeur Pays d’Aide et Action Guinée, précisant que le projet vient  en soutien à l’initiative de Etat qui à travers l’ANAFIC a fait du budget participatif et du suivi-évaluation un instrument puissant pour susciter l’adhésion des populations pour faire de la redevabilité une culture en Guinée.

D’une durée de 12 mois, ce projet de 300.000 euros, (un peu plus de trois milliards de francs guinéens, ndlr) financé par l’Union Européenne est mis en œuvre par Aide et Action Guinée. Il couvre la capitale Conakry et 14 communes rurales des sept régions administratives. Il renforcera davantage  l’action des Organisations de la Société Civile pour améliorer l’efficacité des politiques publiques et la gouvernance locale. Il vient également en complément de l’appui de l’Union Européenne visant à contribuer à l’émergence d’une société civile forte, actrice de développement et garante de redevabilité des gouvernants. 

Thierno Ciré Barry responsable du projet « suivi citoyen de l’action publique et gouvernance locale participative » a indiqué que c’est pour permettre au citoyen de jouir de ses droits que ce projet est mis en œuvre. « Pour jouir de ses droits, le citoyen a besoin de disposer des outils qui lui permettent de s’exprimer. Au niveau de la collectivité, le citoyen a aussi besoin au niveau local d’un cadre de concertation. C’est en cela que nous avons jugé utile de former les organisations qui sont même au niveau local afin qu’elles soient capables de façon continue de mobiliser les citoyens, échanger avec eux et les amener à faire des propositions pour le développement de leur collectivité », a soutenu le chef du projet. 

Depuis son lancement en août 2018, ce projet a formé dans chaque région naturelle un pool de 18 à 20 formateurs sur le suivi-évaluation participatif et le jury-citoyen. En partenariat avec la Direction nationale du développement local (DNDL) du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, 69 acteurs locaux ont bénéficié d’un renforcement des capacités sur le processus d’élaboration, d’exécution et de suivi du budget des collectivités et sur la passation des marchés communautaires. Dans le cadre du suivi du budget, 29 membres de la plateforme d’information et d’action pour la dette et le développement (PIADD) ont bénéficié d’une formation sur l’analyse de la Loi des finances et le suivi des dépenses publiques.

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Au nom des collectifs récipiendaires madame Barry Sonna, présidente de l’ONG Action des femmes volontaires pour le développement durable de Mamou a déclaré que cet appui contribuera au renforcement des capacités de 425 acteurs locaux sur le suivi citoyen de l’action publique dans 14 communes rurales à travers 140 foras communautaires auxquels participeront 7 000 citoyens. 

« Nous allons faire des formations, des sensibilisations pour amener les élus locaux et la population à adhérer à l’action dans le cadre du suivi participatif du budget de la localité pour que les citoyens soient informés de la gestion des ressources mobilisées pour la localité. Ceci va aussi pousser les élus à avoir la redevabilité au niveau de la population. Nous remercions beaucoup Aide et Action et l’Union Européenne pour le financement de ce projet », a-t-elle expliqué. 

Avant de remercier Aide et Action Guinée pour avoir initié ce programme, Augustin Sakouvogui, responsable technique et opérations de l’ANAFIC et du PACV, a assuré au nom des structures qu’il représente de leur disponibilité à accompagner les organisations récipiendaires de ce projet. 

« Nous remercions les organisations de la société civile qui ont bénéficié de ce premier projet et nous les encourageons. Nous remercions particulièrement l’union européenne pour le soutien. Je  voudrai au nom de la direction de l’ANAFIC et du PACV marquer notre totale disponibilité à collaborer avec les OSC qui ont gagné ce projet », a promis  M. Sakouvogui. 

Dans son intervention, le représentant de l’Union Européenne a insisté sur le rôle clef que la société civile joue dans la promotion de la bonne gouvernance. Abdoulaye Oumar Diallo, chargé des programmes à la Délégation de l’Union Européenne en Guinée a assuré que son institution continuera à appuyer la société civile tout invitant celle-ci à être une force de proposition.  

« Ce projet s’inscrit dans un vaste programme que nous avons avec la société civile (…) En dehors du fonds européen du développement, on a une ligne spécialement dédiée aux organisations de la Société civile. Nous ne nous contentons pas seulement de travailler avec l’Etat guinéen, nous travaillons aussi avec les acteurs non Etatiques. Pour nous, le partenariat avec la société civile est un partenariat important. Nous souhaitons vraiment qu’il y ait une société civile forte capable de proposer (…) nous sommes avec vous, nous allons continuer à travailler avec les organisations de la société civile. C’est une coopération gagnant-gagnant qui continuera à se développer », a assuré M. Diallo. 

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tél. : (00224) 655 311 112

Créé le Mardi 14 mai 2019 à 10:43

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