Des guinéens menacés d’expulsion : que comptent faire les autorités de Conakry ?

Diaspora guinéenne

CONAKRY- Alors de plusieurs milliers de guinéens sont menacés d’expulsion de nombreux pays dont la Belgique, les autorités de Conakry ont pris un engagement. Le Gouvernement guinéen promet d’apporter un soutien à tous ceux qui sont menacés d’expulsion. 

« Les autorités à travers le ministère des affaires étrangères ne ménageront aucun effort pour leur porter secours. C’est une obligation de l’Etat. Et nous en tant que représentants de l’Etat nous ferons tout ce qui est à notre possibilité pour porter secours et assistance à nos compatriotes qui se trouvent un peu partout dans le monde dans des situations difficiles malgré la modicité de nos moyens », a assuré un cadre du département des affaires étrangères. 

En Belgique, ils sont plus 1 000 guinéens qui sont menacés d’expulsion après avoir été déboutés dans  leurs procédures de demande d’asile. En Angola, il est difficile de savoir le nombre de personnes incarcérées dans des centres de détention en attente de rapatriement vers la Guinée. Au Maroc, plusieurs jeunes guinéens ont perdu la vie par noyade  la semaine dernière en tentant de rallier les côtes espagnoles. Le Gouvernement n’a pas encore réagi. 

En ce qui concerne, la Belgique le ministère des affaires étrangères vient d’annoncer que le processus visant à faciliter le rapatriement des 1 125 guinéens est en cours. L’Ambassadeur guinéen en poste à Bruxelles doit rendre visite aux personnes concernées dans le but de les identifier. 

Interrogé par notre rédaction, Hady Barry secrétaire général du département des affaires étrangères affirme que des discussions sont déjà entamées avec les autorités Belges pour définir les modalités de rapatriement.

« L’Ambassade de Guinée à Bruxelles doit prendre toutes les dispositions pour rendre visite et identifier toutes les personnes concernées. Ensuite au niveau central ici au ministère des affaires étrangères nous sommes en train de discuter avec les autorités Belges notamment la représentation diplomatique à Conakry ici. Ensuite nous allons définir les modalités et demander l’assistance pour le rapatriement volontaire. Comme toujours l’Union Européenne nous assiste pour le rapatriement à travers l’OIM (organisation internationale pour les migrations). On va demander de l’aide par ce biais-là. Les discutions sont très avancées et ça va pas retarder », a annoncé Hady Barry. 

A suivre…

 

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

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Créé le Jeudi 24 janvier 2019 à 21:22